Angélique, ne pas paniquer et garder espoir

Angélique, 41 ans

14 Mars 2022
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Temps de lecture : 4 min

Présentez-vous brièvement ?

Moi c’est Angélique. J’ai 41 ans, je suis mariée, j’habite à Salon de Provence. Je suis commerciale à mon compte, j’ai développé ma propre gamme de cosmétiques et j’ai deux chiens adorables et six poules s’il faut aller jusque-là.

Voilà, mariée, comme je l’ai dit avec un mari formidable.

Comment avez-vous découvert votre maladie ?

Alors j’ai découvert ma maladie, j’ai eu un gros coup de chance si l’on peut dire, c’était lors d’une séance au krav maga, un sport de défense combat. Mon mari m’a donné un mauvais coup à l’entre-jambes et ce qui m’a permis d’aller consulter parce qu’en fait je suis devenue bleue. Ça n’avait rien à voir avec la maladie, mais c’est ce qui m’a permis d’aller faire un frottis car j’en avais un à faire, je me suis dit c’est l’occasion.

Et le frottis a révélé des cellules pré-cancéreuses quelques semaines après. Et depuis les semaines qui suivaient j’avais des petites douleurs au ventre, ce qui m’a poussée à aller consulter un peu en urgence quand mêmes parce que j’ai eu des saignements, et c’était le lendemain du jour où le médecin m’a annoncé qu’il y avait bien des cellules pré-cancéreuses.

J’ai été consulté aux urgences et c’était beaucoup trop gros pour eux. C’est là qu’ils se sont aperçus qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas mais au niveau des ovaires. Par la suite, on s’est aperçu, puisqu’on m’a envoyé sur un autre hôpital un peu plus grand, on m’a fait rencontrer un grand professeur qui lui a découvert après des laparotomies, un cancer des ovaires et un cancer de l’utérus qui était différent de celui des ovaires.

Qu’est-ce qui vous a le plus et le moins aidé dans votre parcours ?

Ce qui m’a aidée c’est que les médecins aient pris en compte qu’il y avait une urgence parce qu’au départ j’étais prise dans un petit hôpital et heureusement ils ne m’ont pas opérée parce qu’ils voulaient le faire et ça aurait pu se répandre. Donc déjà, le fait que les médecins aient pris en considération que c’était très gros, qu’ils m’envoient vers d’autres personnes. Donc il n’y avait pas de question d’égo et je les en remercie. Donc une bonne prise en charge, c’est ce qui m’a beaucoup aidée.

Une bonne écoute du médecin qui m’a vue. Également, ce qui m’a beaucoup aidée, c’est d’avoir des proches, très proches justement ! Un mari qui s’est beaucoup renseigné, qui était très présent ; des amis ; de la famille. J’étais très entourée donc oui, ça, ça m’a beaucoup aidée.

Ce qui m’a moins aidée ? L’attente et le parcours de ma ville, vers une autre ville, on se renvoi la balle… Il y a une grosse attente. Là ça devient compliqué car on ne pose pas le mot « cancer » même si vous le sentez. Et ça, c’est très perturbant.

L’attente est très perturbante, c’est presque ce qu’il y a de plus dur, parce que le jour où on vous l’annonce, là on sait ce que l’on peut combattre, mais quand on est dans l’inconnu, et qu’on doit attendre … Oui, l’attente a été compliquée.

Quels conseils donneriez-vous aux autres patients ?

Déjà de bien s’entourer, essayer de prendre des informations, même si attention avec Internet, un mal de gorge, c’est un cancer de la gorge. Par contre, de lire beaucoup, permet quand même d’avoir une petite idée. Ca permet aussi quand vous allez voir votre médecin, de pouvoir lui poser des questions par rapport à ce que vous avez lu.

 Ce que je conseille vraiment, j’allais dire, de ne pas paniquer, facile à dire, mais d’essayer de prendre les choses calmement, le plus posément possible, de voir les meilleurs médecins si possibles, de s’entourer des meilleurs médecins et surtout de garder espoir.

Je rappelle, j’étais en stade 3 pour le cancer des ovaires et en stade 1 pour le cancer de l’utérus donc j’étais quand même bien amochée avec une masse qui faisait je crois, 13 ou 15 cm, donc c’était impressionnant, mais aujourd’hui ça va, alors que je n’étais pas censée être encore là.

Donc gardons espoir, gardez espoir – c’est vraiment ça que je dirai !

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