Quelles démarches pour la prise en charge de mon cancer ?

Dans le combat contre le cancer, certaines démarches sont nécessaires au bon déroulement de la prise en charge. Quelques repères.

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Les frais liés aux traitements d’un cancer sont pris en charge à 100%.

Que faire pour que mes soins soient pris en charge à 100% ?

En France, le cancer fait partie des maladies justifiant un suivi et des soins prolongés et bénéficiant du statut d’affection de longue durée (ALD). Les frais liés aux traitements d’un cancer seront pris en charge à 100%, sur la base du tarif de la Sécurité Sociale. Pour cela, le médecin traitant adresse une demande de prise en charge (protocole de soins) au médecin-conseil de la Caisse d’assurance maladie, qui donne son accord pour la prise en charge d’une partie ou de la totalité des soins et traitements. Il faut ensuite actualiser sa carte vitale, sur l’une des bornes situées dans les hôpitaux et les pharmacies.

Restera-t-il des frais à payer ?

Le patient doit s’acquitter d’une participation forfaitaire et de franchises médicales allant de 0,5 à 4 € sur les consultations, actes paramédicaux, médicaments et transports sanitaires. En cas d’hospitalisation, le forfait hospitalier journalier (18 €), la chambre individuelle, des frais de téléphone, télévision et les éventuels dépassements d’honoraires des médecins ne sont pas pris en charge. Certaines de ces dépenses peuvent être remboursées par une mutuelle. Les prothèses (perruque, prothèse mammaire) et appareillages (fauteuil roulant, canule) prescrits par le médecin sont pris en charge en partie (jusqu’à 125 € pour une perruque) ou complètement (prothèse mammaire) par l’Assurance maladie. Le complément est susceptible d’être remboursé par une mutuelle. Les actes médicaux et traitements non liés à l’ALD sont remboursés aux taux habituels.

Comment accéder à mon dossier médical ?

Le dossier médical ne doit pas être confondu avec le dossier médical partagé (DMP) ni le dossier pharmaceutique (DP). Pour obtenir son dossier, il faut en faire la demande par écrit (lettre recommandée avec accusé de réception, de préférence) en joignant une copie recto-verso de sa carte d’identité au professionnel de santé ou à l’établissement de santé qui le détient. Les frais de reproduction et d’envoi du dossier seront à régler par le patient.

Avec l’aide de son médecin traitant, on peut également créer son DMP, véritable carnet de santé informatisé qui contient toutes les données de santé utiles à la prise en charge.

Comment désigner sa personne de confiance ?

Il est possible mais non obligatoire, de désigner une personne de confiance pour se faire accompagner lors des entretiens médicaux et être aidé dans ses décisions. Elle peut être un membre de la famille (partenaire, frère, sœur, cousin…) ou toute personne de confiance (ami, médecin traitant…). Cette personne doit être majeure. La désignation se fait par écrit et la personne choisie doit cosigner le document. Ce choix peut être modifié à tout moment sur papier libre, par écrit manuscrit, signé et daté.

Comment rédiger des directives anticipées et pourquoi ?

Toute personne majeure peut faire une déclaration écrite, appelée directives anticipées, indiquant ses souhaits quant à sa fin de vie (limitation ou arrêt des traitements en cours), dans l’hypothèse où elle ne serait pas, à ce moment-là, en capacité d’exprimer sa volonté. À sa demande et sous certaines conditions, le patient dispose désormais d’un droit à la sédation profonde.

Il est important d’informer son médecin et ses proches de l’existence de ces directives anticipées et de l’endroit où elles sont conservées. Elles peuvent être enregistrées dans le dossier médical partagé au nom du patient. Les directives anticipées ont une durée de validité illimitée et sont révocables à tout moment.

Qui peut m’aider dans ces démarches ?

Pour mieux connaître ses droits et se faire accompagner, on peut demander l’aide de l’assistant social de son établissement de soins. Son rôle est d’aider dans différents domaines :

  • l’accès aux soins ;
  • la situation familiale ;
  • les aides financières ;
  • la vie professionnelle ;
  • le cancer comme maladie professionnelle ;
  • les difficultés administratives ;
  • le maintien ou le retour au domicile ;
  • la protection des personnes (tutelle, curatelle…) ;
  • l’orientation en soins de suite et en réadaptation après un séjour à l’hôpital.

SOURCES

Ameli.fr

  • « Les affections de longue durée (ALD) », https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/maladie-accident-hospitalisation/affection-longue-duree-ald/affection-longue-duree-ald, consulté le 02/07/2021 

Institut national du cancer (INCa) :

  • « Assistant(e) social(e) »,
    https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Votre-prise-en-charge/Les-professionnels/Assistant-e-social-e, consulté le 02/07/2021
  • « Démarche sociales et cancer »,
    https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Vos-droits, édition 2018, consulté le 02/07/2021

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