Médecine de précision

L’essentiel 

MSD s’engage dans la médecine de précision à travers la recherche de facteurs et biomarqueurs prédictifs de la réponse au traitement. L’expression de la protéine PD-L1 est notamment utilisée dans certains types de tumeurs en tant que biomarqueur prédictif pour identifier les patients susceptibles de bénéficier d’une immunothérapie.

Notre approche clinique basée sur la médecine de précision

Biomarqueurs et prise en charge

MSD concentre une partie importante de ses recherches à l’identification et à l’utilisation de marqueurs spécifiques appelés biomarqueurs dont le rôle peut être déterminant dès le diagnostic.

Seuls certains patients sont susceptibles de répondre à des traitements d’immunothérapie. L’enjeu est donc de pouvoir identifier et quantifier des biomarqueurs prédictifs de la réponse au traitement chez un patient donné.

Des tests moléculaires peuvent alors être effectués à différents moment du parcours du patient en fonction de l’évolution de la maladie (au moment du diagnostic, en cas de rechute, etc.). En fonction du résultat, la prise en charge thérapeutique du patient peut être adaptée.

Le rôle central de l’interaction PD1/PD-L1

Au cœur de nos recherches se trouve l’identification du niveau d’expression de la protéine PD-L1 par les cellules tumorales et immunitaires, qui est un marqueur de référence pour déterminer l’éligibilité d’un patient à une immunothérapie.  A titre exploratoire, nous nous intéressons également à
l’Instabilité Micro-Satellitaire (MSI), la Charge Mutationnelle (TMB) et le Profil d’Expression Génique (GEP), qui permettent également de déterminer l’éligibilité au traitement.

La protéine PD-1 est une protéine qui se situe sur les lymphocytes T, et qui a pour rôle de réguler négativement le système immunitaire : quand une protéine PDL1 se lie au récepteur PD1, le lymphocyte T est désactivé.

Certaines cellules tumorales possèdent le ligand PDL1. Elles se lient aux récepteurs PD1 des lymphocytes T, et ainsi les empêchent de s’activer et de détruire les cellules tumorales. Elles peuvent donc continuer à se développer.

Les cellules cancéreuses ne sont donc plus reconnues par le système immunitaire et peuvent continuer à se développer. L’immunothérapie empêche la liaison entre PD1 et PD-L1 et stimule ainsi le fonctionnement du système immunitaire sur ces cellules.

Méthodes d’évaluation de l’expression de PD-L1

Deux algorithmes différents sont disponibles en fonction de la biologie de la tumeur pour évaluer l’expression de cette protéine : le TPS (Score de Proportion Tumorale) ou le CPS (Score Positif Combiné).

Les autres biomarqueurs

Les gènes BRCA (BReast CAncer)

Dans le cancer du sein et de l’ovaire, l’étude des gènes BRCA1 et BRCA2 est également importante.

Certaines mutations de ces gènes sont connues pour être des facteurs de risque de ces cancers. Ainsi, leur identification par un test moléculaire permet, le cas échéant, une prise en charge spécifique de la patiente (consultation d’oncogénétique, gestion du risque de cancer à l’autre sein, éventuel recours à des thérapies ciblées et la proposition d’un rendez-vous de conseil en génétique pour les proches).

Pour en savoir plus, consultez les pages dédiées au cancer du sein et au cancer de l’ovaire.

La charge mutationnelle tumorale (TMB)

Pour affiner la prédictivité de la réponse à l’immunothérapie, des travaux de recherche sont effectués sur d’autres biomarqueurs comme par exemple la Charge Mutationnelle Tumorale (TMB).

A terme, l’association de plusieurs biomarqueurs pourrait permettre d’adapter plus précisément la prise en charge des patients selon la “carte d’identité” de leur tumeur.


SOURCES :

  • INCa. Qu’est-ce qu’un test moléculaire ? En ligne https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Therapies-ciblees-et-immunotherapie-specifique/Biomarqueurset-tests-moleculaires/Qu-est-ce-qu-un-test-moleculaire.
  • INCa. Comment se déroule un test moléculaire ? En ligne : https://www.e-cancer.fr/Patientset-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Therapies-ciblees-et-immunotherapie-specifique/Biomarqueurs-et-tests-moleculaires/Comment-se-deroule-un-test-moleculaire/
  • Outh-Gauer S., et al. Immunotherapy in head and neck cancers: A new challenge for immunologists, pathologists and clinicians. Cancer Treat Rev. 2018;65:54-64.
  • Pardoll DM. The blockade of immune checkpoints in cancer immunotherapy. Nat Rev Cancer. 2016;12:252 -64.
  • Dako Agilent Pathology Solutions. PD-L1 IHC 22C3 pharmDx Interpretation Manual. 2017.
  • INCa. Prédispositions génétiques. En ligne https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-sein/Facteurs-de-risque/Predispositions-genetiques
  • Hofman P. La charge tumorale mutationnelle : le point de vue du pathologiste. Revue francophone des laboratoires. 2019 ;508 :32-37.

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