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Cancer des voies aérodigestives supérieures et papillomavirus (HPV)

Le papillomavirus humain, plus connu sous le nom de HPV, est l’un des facteurs de risque des cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche et gorge). Les patients et aidants concernés se posent des questions sur les spécificités de ces cancers et les solutions thérapeutiques existantes.

Qu’est-ce qu’un papillomavirus et comment se transmet-il ?

Les papillomavirus humains, également appelés HPV, sont des virus communs qui touchent aussi bien les hommes que les femmes. L’infection à HPV est une infection sexuellement transmissible (IST) très répandue dans le monde.

Certains HPV se transmettent par :

Dans la majorité des cas, l’infection est éliminée spontanément par l’organisme et ne provoque aucune maladie. Mais dans environ 10% des cas, elle devient « persistante » et peut provoquer dans certains cas différents types de lésions précancéreuses et évoluer au fil du temps en cancers. La gravité de ces infections est due au fait que certains HPV, notamment les HPV 16 et HPV 18, sont potentiellement cancérigènes.

Chaque année, ce sont environ 6300 nouveaux cas de cancers en France que l’on attribue aux papillomavirus humains (HPV). Ces cancers touchent les zones intimes des femmes et des hommes (vulve, vagin, col de l’utérus, anus et pénis) mais aussi les voies aéro-digestives supérieures (bouche et gorge).

Comme pour toute IST, le risque d’infection s’accroit avec le nombre de partenaires sexuels et la précocité des premiers rapports.

Quelles sont les spécificités des cancers des voies aérodigestives supérieures induits par les HPV ?

Les cancers des voies aérodigestives supérieures induits par HPV se distinguent de ceux provoqués par le tabac et l’alcool par de nombreux points.

D’une part, la localisation de ces cancers est très spécifique. En effet, les cancers des voies aérodigestives supérieures induits par HPV se développent principalement dans l’oropharynx (bouche et gorge) alors que celles induites par les toxiques peuvent affecter l’ensemble de la muqueuse de la sphère ORL.

D’autre part, la population concernée par ces types de cancer est généralement plus jeune, la consommation tabagique est faible voire nulle et la proportion de femmes plus importante.

Enfin, les anomalies génétiques retrouvées dans les cellules cancéreuses sont différentes de celles traditionnellement retrouvées dans les tumeurs induites par le tabac et l’alcool.

Bien que les cancers des voies aérodigestives supérieures induits par HPV se distinguent de ceux induits par le tabac et l’alcool, la prise en charge reste à ce jour identique et comprend la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, la thérapie ciblée et l’immunothérapie. Les tumeurs HPV-induites répondent généralement mieux aux traitements et par conséquent ont le plus souvent un meilleur pronostic.

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Sources