icone ovaire

Mon cancer de l’ovaire

Une patiente avec un cancer de l'ovaire

Le cancer de l’ovaire donne lieu à peu de symptômes et est souvent découvert à un stade avancé. C’est le 7e cancer le plus fréquent chez la femme.

Comprendre mon cancer

Les mécanismes

Les ovaires sont constitués de plusieurs tissus : une couche externe, formée des cellules épithéliales, et, à l’intérieur, les cellules germinales qui produisent les ovules et les cellules stromales qui constituent le tissu conjonctif qui soutient l’ovaire.

A partir de la puberté et jusqu’à la ménopause, la fonction des ovaires est double :

  • Ils fabriquent chaque mois un ou plusieurs ovules, permettant une éventuelle grossesse.
  • Ils produisent les principales hormones féminines, œstrogène et progestérone. Ces hormones sont responsables, à l’adolescence, du développement des seins, de la pilosité, des modifications féminines de la voix et de la silhouette. Ce sont ces hormones qui régulent le cycle menstruel en déclenchant les règles et en modifiant l’utérus et les seins en préparation d’une éventuelle grossesse.

Après la ménopause, les ovaires ne produisent plus d’ovules, mais ils continuent à produire des hormones en très faible quantité. Les kystes (cavités contenant en général du liquide) des ovaires sont très fréquents. Ils se développent avant l’ovulation, ce sont les “kystes fonctionnels” de l’ovaire. Lorsqu’un kyste ne régresse pas avec les règles, on parle de kyste “organique”. Dans d’autres cas, il s’agit d’une tumeur bénigne développée dans l’un ou l’autre des tissus de l’ovaire. Ces lésions peuvent parfois grossir et se compliquer (douleur, rupture, torsion, augmentation de volume), elles doivent alors être traitées par la chirurgie.

Les tissus qui composent l’ovaire comportent différents types de cellules qui peuvent chacune se transformer en cellule cancéreuse. Le plus souvent, le cancer des ovaires apparaît sous forme d’un kyste sur un ovaire ou sur les deux. Le cancer le plus fréquent (80% à 90% des cas) est développé dans la couche de tissu qui recouvre l’ovaire (épithélium). On parle d’adénocarcinome. D’autres formes, plus rares, peuvent se développer à partir des follicules ovariens, qu’on appelle tumeurs germinales malignes, ou du tissu de soutien qui forme le corps des ovaires (tumeurs du stroma et des cordons sexuels). Enfin, il existe des tumeurs dites “frontière” ou “borderline”, qui sont à la limite entre tumeurs non cancéreuses et tumeurs malignes.

La tumeur peut grossir, se développer et, parfois, s’étendre à d’autres organes. L’évolution et le développement du cancer de l’ovaire sont classés en plusieurs stades qui permettent aux médecins de déterminer avec le plus de rigueur possible le niveau de progression de la maladie. La classification la plus utilisée est celle de la FIGO (Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique). Cette classification est faite à partir des résultats d’examens (scanner, ponction, par exemple) ou de prélèvements réalisés pendant une intervention chirurgicale dite de bilan.

La détermination du stade du cancer prend en compte la localisation de la tumeur et son étendue, l’atteinte ou non des organes voisins et des ganglions ainsi que la présence et la taille de métastases ailleurs dans le corps.

Stade 1 : le cancer est limité à un ovaire ou aux deux. Il va se développer à l’intérieur du kyste, puis franchir sa paroi pour s’étendre à l’extérieur de l’ovaire (végétations). Il s’agit alors de formes localisées de cancer de l’ovaire.

Stade 2 : les cellules cancéreuses peuvent ensuite migrer dans la cavité abdominale entourée du péritoine (membrane qui recouvre les organes dans l’abdomen), mais elles restent à l’intérieur du pelvis (partie basse du ventre). Elles peuvent toucher l’utérus, les trompes et l’enveloppe du rectum et celle de la vessie.

Stade 3 : certaines cellules pourront aller plus haut dans l’abdomen vers l’intestin, le côlon, l’estomac et le diaphragme. Lorsque le péritoine est atteint par des cellules cancéreuses, il produit du liquide (ascite) qui va distendre l’abdomen. Les cellules cancéreuses peuvent parfois atteindre et coloniser les ganglions situés au niveau des vaisseaux du cœur, l’aorte et la veine cave. On parle alors de “métastases régionales”.

Stade 4 : le cancer s’est propagé au-delà de l’abdomen pour atteindre la plèvre (tissu qui entoure les poumons) et produire un liquide (pleurésie), puis d’autres organes comme les poumons ou le foie. On parle alors de “métastases à distance”.

Chacun de ces stades est sous-divisé en sous-parties A, B et C qui donnent des précisions sur l’étendue du cancer.

Chaque cancer de l’ovaire est décrit par son stade et son grade, évalués selon les résultats des examens cliniques, radiologiques et l’analyse microscopique de la tumeur. Le grade correspond au degré d’agressivité du cancer : caractéristiques morphologiques des cellules cancéreuses plus ou moins proches de cellules normales et vitesse de division des cellules. En fonction de ces critères, le cancer sera classé en :

Le grade permet aux médecins de déterminer le ou les traitements nécessaires.

Les facteurs de risque

Les causes précises de ce cancer ne sont pas encore bien connues. Certains facteurs ont été identifiés comme augmentant le risque de survenue, tels que l’âge, l’exposition à l’amiante ou encore le tabagisme actif.

Le surpoids, l’obésité, l’inactivité physique, une puberté précoce, une ménopause tardive, les traitements hormonaux de la ménopause, l’infertilité et ses traitements, ainsi que l’exposition professionnelle à certains produits pourraient augmenter le risque de cancer de l’ovaire.

Des antécédents familiaux de cancers de l’ovaire ou du sein liés à une mutation génétique BRCA1 ou BRCA2, de même qu’un antécédent personnel de cancer du sein, constituent des facteurs de risque.

Il arrive parfois que plusieurs cas de cancer de l’ovaire ou de cancer du sein surviennent dans la même famille. Il peut arriver que la même personne développe, au cours de sa vie, un cancer du sein et un cancer de l’ovaire. Mais les cancers de l’ovaire réellement liés à une prédisposition génétique sont rares (de 5 à 10% des cas). Si, dans votre famille proche, il y a eu plusieurs cas de cancer du sein ou de l’ovaire, parlez-en à votre médecin. Il existe des consultations d’oncogénétique où des médecins spécialisés pourront vous aider à évaluer votre propre risque et discuter avec vous des mesures de surveillance ou de prévention à mettre en œuvre pour vous et votre famille.

Le risque de cancer de l’ovaire serait moins élevé chez les femmes ayant eu plusieurs enfants, ayant allaité ou pris une pilule contraceptive.

Actuellement, en France, il n’existe pas de dépistage systématique du cancer de l’ovaire, quel que soit l’âge. Le frottis du col de l’utérus décèle les lésions du col. Il ne peut, en aucun cas, permettre de découvrir un cancer de l’ovaire au stade précoce. Néanmoins, des examens gynécologiques systématiques et réguliers peuvent éviter de dépister un cancer de l’ovaire à un stade trop avancé.

Les symptômes

Au début, le cancer de l’ovaire donne très peu de symptômes, ce qui le rend difficile à détecter. Il est donc très souvent découvert à un stade évolué. La découverte précoce (masse anormale située au voisinage de l’utérus) peut être faite au cours d’un examen gynécologique, d’une échographie ou par la manifestation de signes banals (douleurs dans le bas-ventre, troubles des règles, besoin fréquent d’uriner, etc.). Le plus souvent, ce sont des signes traduisant une tension de l’abdomen d’apparition récente et durant plus d’un mois, qui feront évoquer le diagnostic (ballonnements, constipation, pesanteur). Le cancer peut être découvert à un stade développé au-delà de l’abdomen et peut se manifester alors par des ganglions, notamment au niveau de l’aine.

Aucun des symptômes n’étant en lui-même spécifique, c’est souvent au décours d’un examen gynécologique d’imagerie ou d’une chirurgie, motivés par des signes orientant vers une maladie ovarienne, que le cancer des ovaires est découvert.

Les chiffres

Avec plus de 5.000 cas nouveaux par an en France, le cancer de l’ovaire est, par ordre de fréquence, le 7e cancer de la femme.

Il apparaît le plus souvent après la ménopause : l’âge moyen au moment du diagnostic est de 65 ans.

La survie varie selon le stade et le grade de la tumeur à l’ovaire. En général, plus le diagnostic et la prise en charge du cancer de l’ovaire sont précoces, meilleure est l’issue.

Dans environ 1 cas sur 10, le cancer de l’ovaire a une cause génétique. Les femmes âgées de moins de 70 ans, atteintes d’un cancer de l’ovaire, se voient proposer une consultation d’oncogénétique afin de rechercher une éventuelle cause génétique du cancer.

Agir pour me soigner

Si la chimiothérapie peut être proposée avant ou après, la chirurgie est le traitement principal du cancer de l’ovaire. Du choc du diagnostic aux conséquences physiques et physiologiques des traitements, le parcours de soins du cancer est une succession d’épreuves que l’on traverse plus facilement en étant soutenu : par ses proches, par l’équipe soignante, par les autres patients.

Les traitements

La chirurgie est le traitement principal du cancer de l’ovaire et peut être le seul traitement nécessaire si le cancer est détecté à un stade précoce et qu’il paraît peu agressif. Elle permet d’ôter la tumeur et ses possibles extensions avoisinantes. En fonction de l’étendue et de l’agressivité de la tumeur, une chimiothérapie peut être proposée après la chirurgie, pour éliminer de possibles cellules cancéreuses restantes et diminuer le risque de récidive. La chimiothérapie est parfois réalisée avant la chirurgie, afin de réduire la taille de la tumeur et de faciliter l’opération. En cas de découverte du cancer à un stade très avancé, la chimiothérapie peut constituer le seul traitement utilisé.

La chirurgie

Certains examens complémentaires donnent des indications, mais il n’y a pas d’autre façon de faire le diagnostic que d’enlever la tumeur et de la faire analyser. Dans certains cas, le diagnostic de cancer de l’ovaire a été suspecté avant l’opération. Le chirurgien pourra s’aider, en cours d’intervention, de l’analyse de la tumeur par un médecin anatomo-pathologiste qui examinera les tissus prélevés au microscope. Il pourra alors faire tous les prélèvements nécessaires au bilan complet. Parfois, la chirurgie sera faite pour un kyste de l’ovaire d’allure banale et la découverte du cancer sera une “mauvaise surprise”. Le diagnostic sera alors porté sur l’aspect de la tumeur en cours d’intervention ou sur les résultats définitifs obtenus après une dizaine de jours. Dans certains cas, il sera nécessaire de réopérer dans les semaines suivantes pour faire le bilan chirurgical complet.

Dès que le diagnostic de cancer de l’ovaire est certain, le chirurgien doit faire des prélèvements systématiques sur les voies de passage, c’est-à-dire sur l’ensemble des organes pouvant avoir été déjà colonisés par les cellules cancéreuses. Tous ces prélèvements seront ensuite examinés au microscope à la recherche de foyers occultes de cancer. La découverte de cellules cancéreuses à distance change le stade et donc le traitement de la maladie.

Les techniques chirurgicales du cancer de l’ovaire ont évolué ces dernières années :

  • La chirurgie ouverte par laparotomie consiste à ouvrir l’abdomen depuis le sternum jusqu’au pubis. Le chirurgien visualise ainsi directement la cavité abdominale ainsi que ses instruments et ses gestes.
  • La chirurgie fermée par coelioscopie ou laparoscopie a été développée plus récemment. Elle consiste à introduire une caméra et des instruments chirurgicaux munis d’une longue tige dans la cavité abdominale au travers de plusieurs petites incisions. Le chirurgien manipule ses instruments depuis l’extérieur du patient et voit ce qu’il fait sur un écran. Les avantages de la chirurgie coelioscopique sont une plus petite incision, moins douloureuse en postopératoire, avec une cicatrice plus esthétique. Elle permet une reprise de l’activité plus précoce et une meilleure qualité de vie. Lorsque la tumeur est découverte à un stade précoce, il est possible de recourir à cette technique, qui est de plus en plus répandue.
  • Depuis peu, quelques centres développent la chirurgie cœlioscopique robot-assistée ; le chirurgien contrôle l’intervention sur un écran, mais ne manipule plus directement les instruments et les commande à partir d’une console, par le biais d’un système robotique.

La chirurgie “conservatrice” vise à maintenir les possibilités de grossesse en conservant l’utérus, une trompe de Fallope et un ovaire. Elle est parfois possible chez une femme jeune désirant des enfants, lorsque la tumeur est limitée à un seul ovaire, l’autre étant normal, et pour certains types de cancer à moindre risque de récidive, à condition de pratiquer un bilan complet et si la patiente est informée des risques de récidive sur l’ovaire restant.

Dans la plupart des cas, le cancer étant découvert à un stade avancé, le chirurgien effectue une laparotomie : il ouvre le ventre pour accéder aux organes. L’objectif de la chirurgie du cancer de l’ovaire au stade avancé est d’enlever toutes les lésions cancéreuses visibles qui ont pu se disséminer dans le pelvis et l’abdomen. On parle de chirurgie complète si le chirurgien y parvients. La chirurgie doit au minimum être “optimale”, c’est à dire ne pas laisser de lésions supérieures à 1 cm de diamètre. C’est une intervention longue (3 à 6 heures).

Dans certains cas, le traitement débutera par une chimiothérapie dans le but de diminuer la taille de la tumeur ou de rendre son ablation plus simple. L’intervention sera réalisée après 3 ou 4 cures de chimiothérapie. On parle alors de chirurgie de réduction intermédiaire ou d’intervalle. La chimiothérapie sera ensuite reprise 3 ou 4 semaines après.

En fonction des gestes qui ont été réalisés et de l’état de la patiente, l’hospitalisation peut être en moyenne de 5 à 10 jours si le cancer était à un stade précoce, et de 12 à 21 jours en cas de stade plus avancé. Des traitements adaptés de la douleur seront utilisés tout au long de l’hospitalisation. Les drains et la sonde urinaire mis en place en cours d’intervention seront retirés après quelques jours.

La chimiothérapie

Dans le cancer de l’ovaire, une chimiothérapie peut être réalisée avant ou après la chirurgie.

De nombreux médicaments de chimiothérapie ont montré leur efficacité dans le cancer de l’ovaire. Ils peuvent être utilisés seuls ou en association. La recherche étudie en permanence de nouveaux médicaments ou des modalités différentes d’administration de produits connus.

Les médicaments utilisés pour le cancer de l’ovaire sont administrés par perfusion. Pour éviter la détérioration des veines du bras, on propose le plus souvent la mise en place, sous la peau, d’un boîtier relié à un cathéter, lui-même placé dans une veine. On parle d’une chambre implantable. La chimiothérapie ne nécessite habituellement pas d’hospitalisation et se fait en ambulatoire. La durée de la perfusion des médicaments est en général de quelques heures. Une hospitalisation de quelques jours est parfois proposée pour la première cure ou en cas d’utilisation de certains médicaments.

Le traitement alterne une journée de chimiothérapie appelée cure, suivie d’une période de repos de trois semaines qui permet au corps de récupérer entre deux cures. Généralement un nombre minimal de six de ces cycles est planifié par l’équipe médicale. Dans certains cas, le nombre de cures est plus important.

Pour obtenir une plus forte concentration médicamenteuse directement au contact des cellules tumorales du péritoine (membrane qui recouvre les organes dans l’abdomen), on peut mettre certains produits de chimiothérapie directement dans la cavité péritonéale. On parle alors de chimiothérapie intrapéritonéale. Un cathéter spécial est placé à travers la paroi abdominale au cours de l’intervention chirurgicale initiale. Elle peut être indiquée après une chirurgie complète ou optimale, pour des cancers de l’ovaire de stade 3. Elle se déroule en complément et au même moment que les cures de chimiothérapie intraveineuses.

La chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale combine la chimiothérapie et la chirurgie. Elle consiste à réaliser, au cours d’une même intervention chirurgicale, l’ablation de toutes les tumeurs du péritoine, parfois des organes ou des parties du tube digestif qui sont atteints par la tumeur et d’administrer de la chimiothérapie chauffée dans la cavité péritonéale pendant un temps donné. C’est une technique nouvelle qui fait encore l’objet de recherches. Elle est proposée dans le cadre d’essais cliniques ou de protocoles d’évaluation.

Les médicaments de chimiothérapie détruisent les cellules qui se reproduisent rapidement ou les empêchent de se multiplier : c’est le cas des cellules cancéreuses, mais aussi d’autres cellules normales dans l’organisme (celles des cheveux, de la peau ou des muqueuses). Cela explique les effets secondaires des chimiothérapies, qui ne sont toutefois pas systématiques et dépendent des médicaments et des personnes traitées.

Les effets indésirables de la chimiothérapie sont fréquents :

  • troubles digestifs (nausées, vomissements, constipations, diarrhée, perturbation du fonctionnement des reins ou coloration des urines),
  • fatigue,
  • douleur,
  • sécheresse,
  • infections et inflammations de la bouche (aphtes, mucites),
  • altération du goût,
  • chute des cheveux, des cils et des sourcils,
  • modification de la peau et des ongles,
  • baisse des globules blancs, globules rouges et plaquettes,
  • troubles sexuels, menstruels et de la fertilité,
  • engourdissements, fourmillements ou picotements aux extrémités potentiellement douloureux,
  • modifications de l’audition et de l’équilibre,
  • sécheresse des yeux,
  • troubles de la mémoire.

Les effets secondaires disparaissent le plus souvent après l’arrêt de la chimiothérapie, cela peut prendre du temps. Ils doivent être rapportés immédiatement à un professionnel de santé afin d’être pris en charge.

Les thérapies ciblées

Ces médicaments récents bloquent des mécanismes qui permettent la multiplication des cellules tumorales. Ils sont administrés par perfusion, et leur action est concentrée sur les cellules cancéreuses. Les thérapies ciblées sont utilisées en association avec de la chimiothérapie pour les cancers de l’ovaire à un stade avancé.

Mon parcours de soins

Le premier examen consiste en une palpation de l’abdomen et des ganglions à la recherche de masses anormales, puis en un examen gynécologique avec toucher vaginal et rectal à la recherche d’anomalies pelviennes.

L’échographie permet, en fonction de l’aspect de la tumeur ovarienne, d’orienter vers un kyste banal ou une lésion plus importante et d’en mesurer la taille. Si l’échographie ne permet pas de déterminer la nature de la tumeur, une imagerie par résonance magnétique (IRM) pourra être prescrite. Cet examen permet d’obtenir des images plus précises que l’échographie. Le scanner permet de rechercher d’autres lésions dans l’abdomen et le thorax, d’analyser la taille et l’aspect des ganglions. S’il y a des tumeurs à distance de l’ovaire, il permet, parfois, d’apprécier les possibilités de chirurgie.

Plusieurs examens seront réalisés pour poser le diagnostic de ce cancer et évaluer son extension éventuelle à d’autres organes. Ils vous seront tous expliqués par l’équipe médicale. D’autres examens complémentaires peuvent être utiles en fonction des situations : radiographie des poumons, ponction de l’ascite ou de la pleurésie, du liquide présent dans l’abdomen ou les poumons, à la recherche de cellules cancéreuses, autres dosages sanguins, etc.

L’examen anatomopathologique des prélèvements chirurgicaux (étude microscopique des tissus) est la seule façon d’obtenir la confirmation du diagnostic de cancer de l’ovaire, d’en préciser le type et de rechercher des localisations.

Désormais, dès le diagnostic, il est recommandé que toute patiente atteinte d’un cancer de l’ovaire bénéficie de la recherche des mutations du gène BRCA et d’une consultation en oncogénétique si nécessaire. Le fait qu’elle soit porteuse ou non de cette mutation pourra orienter le choix du traitement, mais également son suivi ultérieur. De plus, une surveillance étroite chez les personnes à risque de la famille, permettra un diagnostic et un traitement précoces dans le cas où un cancer se développerait. Cette recommandation s’applique également aux patientes en situation de rechute qui n’avaient pas bénéficié d’une telle consultation lors du diagnostic initial.

L’ensemble de ces examens, quand ils sont décidés et réalisés, est expliqué par l’équipe médicale, qu’il s’agisse des techniques ou des éventuels risques.

Le plan de traitement est défini en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) réunissant divers spécialistes. Il est présenté au patient lors d’une consultation d’annonce et doit faire l’objet d’un accord mutuel. Toutes les options thérapeutiques disponibles sont décrites, ainsi que les bénéfices attendus, les risques et les effets indésirables potentiels. C’est le moment de poser toutes les questions qui vous préoccupent, de demander des éclaircissements et de faire part de vos craintes ou des problèmes pratiques que vous pouvez anticiper.

Après la phase de traitement initiale, un suivi ou “surveillance” est proposé sur une durée minimale de cinq ans, pour détecter les signes de récidive et les traiter rapidement, détecter l’apparition d’un nouveau cancer chez les patients considérés comme guéris, prévenir et soigner les effets indésirables liés aux traitements et assurer la meilleure qualité de vie possible après les traitements. En cas de chirurgie conservatrice, un suivi particulier de l’ovaire restant est réalisé par échographie pelvienne et son ablation pourra être envisagée après les grossesses.

Mon quotidien

Le diagnostic et le parcours de soins d’un cancer sont des épreuves difficiles. Durant toute la durée des traitements et du suivi, l’équipe médicale reste à l’écoute des patients et de leurs proches.

Chez les femmes jeunes, l’ablation des ovaires entraîne une ménopause prématurée qui peut être difficile à vivre. Outre la question de la fertilité, cette ménopause peut entraîner des bouffées de chaleur, un risque d’ostéoporose, une prise de poids et des troubles de l’humeur. La vie sexuelle peut s’en trouver perturbée du fait d’une sécheresse vaginale et d’une baisse de la libido. Le traitement hormonal substitutif de la ménopause peut améliorer ces symptômes, mais il est contre-indiqué en cas de cancer lié à une prédisposition génétique.

L’aide de l’entourage immédiat est important, d’autres intervenants sont également susceptibles d’apporter du soutien : assistant social, psycho-oncologue, diététicien, associations de patients. Les rencontres avec d’autres personnes ayant connu la même épreuve (par le biais d’associations notamment) permettent aux patients de partager leurs préoccupations et leurs ressources.

Par ailleurs, le médecin traitant reçoit une copie du programme personnalisé de soins, le compte rendu de la RCP, le compte rendu d’analyse de la tumeur et un courrier de synthèse après chaque hospitalisation : il peut discuter de ces sujets avec le patient.


SOURCES

Ameli, site de l’Assurance maladie :

  • https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/kyste-ovarien-ovaire/definition-causes-facteurs-favorisants
    Page consultée le 20/09/2019

Arcagy.org :

  • http://www.arcagy.org/infocancer/localisations/cancers-feminins/cancer-de-l-ovaire/facteurs-de-risque/les-facteurs-constitutionnels.html/
  • http://www.arcagy.org/infocancer/localisations/cancers-feminins/cancer-de-l-ovaire/facteurs-de-risque/les-facteurs-gynecologiques.html/

Cancer et environnement :

  • https://www.cancer-environnement.fr/220-ovaire.ce.aspx
    Page consultée le 20/09/2019

Fondation ARC :

  • https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-ovaire
  • https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-ovaire/traitement-cancer#therapies
  • https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-ovaire/symptomes-diagnostic-cancer
  • https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-ovaire/facteurs-risque-cancer
  • https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-ovaire/quest-ce-quun-cancer-ovaire
  • https://www.fondation-arc.org/support-information/brochure-cancers-ovaire
  • https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-ovaire/traitement-cancer
    Pages consultées le 10/09/2019

Institut Curie :

  • https://curie.fr/dossier-pedagogique/cancer-de-lovaire
  • https://curie.fr/dossier-pedagogique/les-ovaires-comment-ca-marche
  • https://curie.fr/dossier-pedagogique/cancer-de-lovaire-les-traitements-disponibles
    Pages consultées le 20/09/2019

Institut national du cancer (INCa) :

  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Points-cles
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Traitements
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Les-ovaires
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Developpement-du-cancer-de-l-ovaire
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Les-stades-du-cancer
  • https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/L-organisation-de-l-offre-de-soins/Oncogenetique-et-plateformes-de-genetique-moleculaire/Cancer-de-l-ovaire-et-inhibiteur-de-PARP
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Chimiotherapie/Effets-secondaires
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Les-trois-grades-du-cancer
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Chirurgie/En-cas-de-stade-precoce
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Chirurgie/En-cas-de-stade-avance
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Chirurgie/Apres-l-intervention
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Chimiotherapie/Medicaments-utilises
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Chimiotherapie/La-chambre-implantable
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Chimiotherapie/Deroulement
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Chimiotherapie/Chimiotherapie-intraperitoneale
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-l-ovaire/Chimiotherapie/Chimiotherapie-hyperthermique-intraperitoneale
  • Brochure label INCa https://www.oncopaca.org/sites/default/files/
    synthese_conduites_a_tenir_initiales_devant_patientes_atteintes_cancer_epithelial_ovaire_mel_20181207_0.pdf – Novembre 2018
    Pages consultées le 10/09/2019

INCa/Santé Publique France :

  • https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Rapport-Volume-1-Tumeurs-solides-Estimations-nationales-de-l-incidence-et-de-la-mortalite-par-cancer-en-France-metropolitaine-entre-1990-et-2018-juillet-2019 (Page 150)

La Ligue contre le cancer :

  • https://www.ligue-cancer.net/article/26155_doit-depister-un-cancer-de-lovaire-et-comment
    Page consultée le 10/09/2019

FR-NON-00152

Top

Mieux vivre mon cancer

picto articles
Articles

Les cancers ORL et le papillomavirus : quels liens ?

  • cancer
  • cancer ORL
  • facteurs_de_risques
  • HPV

Cancer et coronavirus : que faut-il savoir ?

Femme cancer se pose des questions sur l'épidémie du coronavirus
  • aider_un_proche
  • cancer
  • parcours_de_soins
  • traitement
  • traitements

Comment fut découverte l’immunothérapie anticancéreuse ?

Immunothérapie anticancéreuse découverte recherche
  • cancer
  • immunotherapie
  • recherche
  • traitement
  • traitements

Comment la prise en charge du cancer a-t-elle évolué?

traitements cancer évolution
  • cancer
  • chimiothérapie
  • chirurgie
  • immunothe
  • radiothérapie
  • recherch
  • thérapie_ciblée
  • traitements

Quelles sont les perspectives de l’immunothérapie ?

Chercheuse cancer immunothérapie cancer
  • cancer
  • immunotherapie
  • recherche
  • traitement

Quelles sont les caractéristiques de l’immunothérapie ?

  • cancer
  • immunotherapie
  • recherche
  • traitement