En prévention

Au moins un tiers des cancers sont qualifiés d’évitables par l’Organisation mondiale de la santé. Cette dernière estime d’ailleurs que la prévention constitue la stratégie contre le cancer la plus rentable à long terme. Est-ce à dire que si je prends toutes les mesures de prévention possibles je n’aurai jamais de cancer ? Le risque “zéro” n’existe pas, mais il est possible de fortement limiter la possibilité de développer certains cancers.

Les facteurs de risque

On ne connait pas toutes les causes précises des cancers, mais certains critères ont été identifiés comme favorisant leur développement. Ces facteurs de risque n’entraînent pas forcément automatiquement un cancer, mais augmentent fortement le risque qu’il apparaisse.

Mon comportement

Un certain nombre de ces facteurs de risque sont liés à notre mode de vie :

  • le tabac,
  • l’alcool,
  • le surpoids et l’obésité,
  • une exposition excessive au soleil,
  • certains virus ou bactéries.

Ainsi, le tabac est la première cause de cancer évitable. Chaque année en France, il est responsable de 73.000 morts, dont 45.000 par cancer. Il est la cause directe ou un facteur de risque pour de nombreux types de cancer. Il est responsable du développement de 80% des cancers du poumon, 70% des cancers de la sphère ORL et 50% des cancers de la vessie. Il est impliqué dans 17 localisations différentes de cancer : cancers du foie, du pancréas, de l’estomac, du rein, du col de l’utérus, du sein, du côlon-rectum, de l’ovaire et certaines leucémies.
La fumée du tabac contient 7.000 substances chimiques : 70 d’entre elles sont cancérigènes, c’est-à-dire qu’elles sont capables de provoquer un cancer. Cette fumée est inhalée par la personne qui fume, mais aussi par celles qui l’entourent : on parle de tabagisme passif. Chaque année en France, 1.100 décès sont attribués au tabagisme passif dont 150 par cancer du poumon. Toutes les manières de consommer du tabac présentent un risque (cigarette, cigare, chicha, pipe…). Une moindre teneur en goudron ou en nicotine ne rend pas un produit moins dangereux. Le risque dépend du nombre de cigarettes fumées, mais surtout de la durée pendant laquelle une personne aura fumé.

L’alcool constitue la deuxième cause de cancer évitable : chaque année en France, 28.000 nouveaux cas de cancer et 16.000 décès par cancer lui sont attribuables. L’alcool est impliqué dans l’apparition de cancers du sein (plus de 8.000 cas par an), du côlon et du rectum (plus de 6.600 cas par an), de la sphère ORL, du foie et de l’estomac.
L’organisme transforme en substances favorisant le développement des cancers l’éthanol contenu dans les boissons alcoolisées. Le risque de développer un cancer augmente à partir d’un verre par jour et son augmentation est proportionnelle à la quantité d’alcool consommée. Toute consommation régulière, même si la quantité est faible, constitue un risque. Il est à noter que cela concerne tous les types de boisson alcoolisée, bière, vin, alcool fort. C’est la quantité d’alcool “pur” qui importe, or, tous les verres servis dans les bars contiennent la même, quel que soit l’alcool.

L’association du tabac et de l’alcool démultiplie le risque de cancer, en particulier ceux de la sphère ORL. Ainsi, une forte consommation quotidienne de cigarettes et de boissons alcoolisées multiplie le risque de cancer de la sphère ORL par 45.

L’indice de masse corporelle (IMC ; votre poids en kilos divisé par votre taille en mètre au carré) permet de déterminer si une personne est en surpoids. Compris entre 18 et 25, il est considéré comme normal. A partir de 25 on parle de surpoids et d’obésité au-delà de 30. Les personnes en surpoids ou obèses produisent plus certaines hormones qui favoriseraient l’apparition du cancer. Le surpoids peut favoriser l’apparition d’un cancer colorectal, du foie, de la sphère ORL, du sein (après la ménopause), de la vésicule biliaire, du pancréas, du rein, de l’endomètre (paroi interne de l’utérus), de l’ovaire, de la prostate et de l’estomac.

La principale cause connue des cancers cutanés est l’exposition solaire excessive, notamment lorsqu’elle survient de façon répétée et au cours des 20 premières années de vie. Le fait d’avoir vécu dans un pays à fort ensoleillement, particulièrement dans l’enfance, est un facteur de risque de cancers de la peau. Les UV artificiels (cabines de bronzage) sont aussi dangereux que les UV solaires et ne préparent pas la peau au soleil. Leur usage est interdit avant 18 ans. Il est recommandé de ne pas s’exposer au soleil en milieu de journée, de renouveler l’application d’une crème solaire de fort indice toutes les deux heures, de rechercher l’ombre et de se couvrir.

Différents virus ou bactéries sont impliqués dans l’apparition de certains cancers. Ainsi, les papillomavirus humains (HPV) sont responsables de cancers du col de l’utérus, mais également de cancers de l’anus et du pénis, ainsi que de certains cancers de la sphère ORL. La bactérie Helicobacter pylori est mise en cause dans la majorité des cancers de l’estomac. Les virus de l’hépatite B (VHB) et de l’hépatite C (VHC) sont associés dans un cas sur trois à la survenue d’un cancer du foie. Ces quatre agents infectieux sont les plus fréquents et trois d’entre eux peuvent faire l’objet de mesures de prévention. Par ailleurs, les personnes atteintes du virus du sida (VIH) ont un risque accru de développer certains cancers : sarcome de Kaposi, cancer du col de l’utérus, lymphomes, cancers du poumon, du foie…

Enfin, certains médicaments, hormonaux notamment, augmentent ou sont soupçonnés d’augmenter les risques de certains cancers ou au contraire de les réduire. La prescription d’un traitement tient compte de cela et des bénéfices attendus pour le patient, on parle de balance bénéfices/risques et le médecin l’expliquera au moment de la prescription.

Mon environnement

De nombreuses recherches portent sur l’influence de notre environnement sur l’apparition de cancers. Certaines substances sont des cancérigènes avérés, d’autres sont en cours d’étude.

C’est le cas de la pollution de l’air intérieur dont les sources sont nombreuses : le tabac, l’air extérieur, certains matériaux de construction, les appareils à combustion, les équipements, l’ameublement, les produits d’entretien et de bricolage, l’activité humaine… Nous vivons la majeure partie de notre temps à l’intérieur où peuvent s’accumuler des substances reconnues cancérigènes. Parmi elles, figure le benzène produit par le tabagisme, la cuisson des aliments, le chauffage non électrique, l’utilisation de bougies et d’encens, mais surtout les gaz d’échappement des véhicules provenant de l’extérieur ou des garages sous-terrains. C’est aussi le cas du formaldéhyde contenu dans la fumée du tabac, des matériaux de construction (bois agglomérés et contreplaqués, mousses isolantes, laques, colles, vernis), les encres, les résines, le papier, les produits ménagers et pesticides. Les fibres d’amiante sont toujours présentes dans de nombreux bâtiments, bien que son usage soit désormais interdit. Enfin, les particules fines et le radon sont aussi des cancérigènes avérés.

Si le tabac reste le premier facteur de risque de cancer du poumon, l’exposition chronique à la pollution atmosphérique en est également un, en particulier, les particules émises par les pots d’échappement des moteurs Diesel.

La vie professionnelle peut aussi exposer à des substances cancérigènes. Les principaux produits identifiés sont :

  • les gaz d’échappement Diesel pour le cancer du poumon ;
  • les huiles minérales entières pour les cancers de la peau, de la vessie et du poumon ;
  • les poussières de bois pour le cancer des sinus ;
  • la silice cristalline pour le cancer du poumon ;
  • le formaldéhyde pour le cancer des sinus et la leucémie ;
  • le plomb et dérivés pour le cancer du poumon ;
  • les goudrons de houille et dérivés, bitume et brais de pétrole pour les cancers de la peau, de la vessie et du poumon ;
  • les hydrocarbures aromatiques pour les cancers du poumon, de la peau et de la vessie ;
  • le chrome et dérivés pour les cancers de la sphère ORL et du poumon ;
  • le radon pour les cancers du poumon et des bronches ;
  • les rayonnements ionisants pour certaines leucémies, le cancer du poumon, du sein et de la thyroïde.

Par ailleurs, certaines situations professionnelles, comme le travail de nuit ou le travail en plein air, sont également considérées comme favorisant l’apparition de cancers. Les mesures de prévention au travail sont mises en œuvre par les entreprises en respect des textes de loi.

Mon patrimoine génétique

Les parents en transmettant leur ADN à leur descendance, transmettent leur patrimoine génétique qui peut contenir des mutations qui favorisent l’apparition de cancers. On parle alors de forme héréditaire ou de prédisposition génétique à un cancer. Les mutations les plus connues concernent les gènes BRCA1 et BRCA2 qui entrainent un risque plus important de cancer du sein et de l’ovaire. Il existe également quelques rares formes familiales de cancer du rein. Par ailleurs, un cas de cancer colorectal dans une famille accroit le risque de ce cancer pour son entourage, de même qu’en cas de cancer du pancréas et de mélanome.

Toutefois une prédisposition génétique au cancer, identifiée comme telle, n’est impliquée que dans 5 à 10% des cancers. Dans la plupart des cas, ils sont associés à des histoires familiales très “parlantes”. Lorsqu’une mutation est suspectée ou découverte, une consultation chez un spécialiste d’oncologie génétique peut être proposée au patient. Pendant cette consultation d’oncogénétique, le médecin évalue le risque génétique et propose éventuellement une recherche de mutation. Le cas échéant, une prise en charge particulière, avec une surveillance spécifique, pourra être mise en place.

La prévention en pratique

S’il est impossible de rajeunir (le risque de cancer augmente avec l’âge) ou d’éliminer totalement le risque de cancer, nos comportements peuvent nous permettre de le réduire considérablement.

Mon hygiène de vie

L’un des premiers moyens de prévention du cancer est de ne pas fumer ou d’arrêter, même si vous avez fumé de longues années, il n’est jamais trop tard ! S’il est possible de se sevrer du tabac seul, un accompagnement est bénéfique : un fumeur aurait 80% de chances de plus d’arrêter s’il bénéficie de l’aide d’un professionnel de santé. Pour obtenir les coordonnées des consultations d’aide à l’arrêt ou le soutien d’un médecin spécialisé dans l’addiction au tabac (tabacologue), vous pouvez contacter Tabac Info Service au 39 89 ou sur www.tabac-info-service.fr. Des substituts nicotiniques sous différentes formes (patchs, chewing-gums, pastilles…) pourront atténuer les symptômes dus au sevrage en nicotine. Eux aussi augmentent les chances d’arrêt du tabac. Prescrits par un professionnel de santé, ils sont désormais remboursés. L’usage de la cigarette électronique est controversé et ses effets à long terme sur la santé demeurent inconnus. Toutefois, les autorités françaises estiment qu’elle peut aider au sevrage et réduit les principaux risques liés au tabagisme.

Concernant l’alcool, une consommation maximum de deux verres par jour et pas tous les jours est recommandée. Pour réduire ou arrêter sa consommation d’alcool, il est possible d’obtenir de l’aide auprès de son médecin traitant ou d’un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) qui propose gratuitement un soutien et/ou un suivi individuel. Le service Alcool Info Service dispense écoute et soutien sur internet (http://www.alcool-info-service.fr/) et par téléphone au 0980 980 930. Enfin, il est possible d’assister aux réunions des Alcooliques Anonymes (AA) ; les informations s’obtiennent sur leur site internet (https://www.alcooliques-anonymes.fr/) ou par téléphone (09 69 39 40 20).

La pratique régulière d’une activité physique contribue à réduire le risque de développer un cancer du côlon, du sein et de l’endomètre. Il est recommandé de pratiquer quotidiennement au moins 30 minutes d’activité physique d’intensité modérée. C’est la régularité qui importe. L’exercice physique contribue aussi à limiter la prise de poids, autre facteur de risque de cancers.

Pour prévenir le surpoids, outre l’activité physique, mieux vaut restreindre les activités sédentaires (ordinateur, télévision…). Il est également conseillé de limiter, en quantité et en fréquence, les aliments trop riches en graisses et/ou en sucres et de privilégier les moins caloriques, comme les fruits et les légumes. Enfin, la surveillance du poids doit être régulière, au moins une fois par mois. Un adulte en surpoids, obèse ou qui prend du poids de manière rapide et importante, peut en parler avec son médecin afin de bénéficier d’un accompagnement pour perdre du poids et, si nécessaire, d’une prise en charge diététique.

Dans le cancer, l’alimentation a un double rôle. Certains aliments constituent un facteur de risque lorsqu’ils sont consommés en excès. C’est le cas des boissons alcoolisées, des viandes rouges, des charcuteries et du sel. D’autres ont, au contraire, un rôle “protecteur” de par leur richesse en fibres, vitamines et minéraux, mais aussi parce qu’ils sont peu caloriques. On peut citer en exemple les céréales complètes, les fruits, les légumes et les légumes secs. Ainsi, la consommation de fruits et légumes est associée à une réduction du risque de cancers de la sphère ORL, du poumon, de l’estomac et du côlon. Les autorités françaises recommandent une consommation quotidienne de 5 fruits et légumes. Pour équilibrer son alimentation, le site “Manger Bouger” est une mine d’informations (https://www.mangerbouger.fr/).

S’il est difficile, à l’échelle individuelle, de réduire la pollution atmosphérique, nous pouvons limiter celle de l‘air intérieur en aérant. Il faut particulièrement le faire pendant et après des travaux et activités de bricolage ou de nettoyage, après une douche ou un bain, pendant ou après avoir cuisiné, pendant le séchage du linge, pendant le stockage, le montage et l’installation de nouveaux meubles. Par ailleurs, les VMC (ventilation mécanique contrôlée), qui participent à cette aération, doivent être régulièrement nettoyées.

Concernant les infections, il est possible de limiter le risque en évitant les comportements sexuels à risque pour limiter une contamination par le VIH, par exemple, en se faisant dépister pour être traité précocement (Helicobacter pylori ou VHC en particulier) et en se vaccinant. On peut ainsi être vacciné contre le VHB, mais aussi contre les souches de papillomavirus responsables de la plupart des cancers du col de l’utérus. C’est le premier vaccin en prévention du cancer et les pays où le taux de personnes vaccinées est le plus important, comme l’Australie, ont vu le nombre de cas de cancer du col de l’utérus considérablement réduit. Ces pays peuvent même espérer éradiquer la maladie.

Dans le cas du cancer du col de l’utérus, outre la vaccination, un dépistage régulier est recommandé.

Mes dépistages

En effet, le dépistage permet un diagnostic précoce de certains cancers, avant même l’apparition de symptômes. Il est alors possible de mieux les soigner, mais aussi de limiter les séquelles liées aux traitements utilisés. Dans certains cas, le dépistage peut même prévenir l’apparition d’un cancer, grâce au repérage et au traitement d’une anomalie qui aurait pu évoluer vers un cancer.

On ne sait pas encore dépister tous les cancers, mais pour certains des programmes de dépistage généralisé ont été mis en place, quand pour d’autres il est individuel. Actuellement, il existe trois programmes de dépistage organisé :

  • le dépistage du cancer du sein chez les femmes âgées de 50 à 74 ans auxquelles mammographie et examen clinique sont proposés tous les deux ans ;
  • le dépistage du cancer colorectal : les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans auxquels un test de recherche de sang dans les selles à domicile est proposé tous les deux ans ;
  • le dépistage du cancer du col de l’utérus : les femmes âgées de 25 à 65 ans sont invitées à se faire dépister tous les trois ans.

On parle également de dépistage individuel lorsqu’il est proposé par le médecin traitant ou un spécialiste au regard de vos antécédents, personnels ou familiaux, ou de vos symptômes. Ce peut être le cas du cancer de la prostate par exemple. En cas de facteurs de risque, une surveillance et des examens spécifiques peuvent être proposés. C’est le cas des fumeurs dont la bouche sera surveillée par leur médecin traitant et leur dentiste. Il est également recommandé de faire examiner sa peau régulièrement par un dermatologue pour dépister un éventuel cancer de la peau. Enfin, un diagnostic précoce est rendu possible par la détection des signes d’alerte dès les premiers symptômes.

Ma famille

Certaines habitudes de vie saines permettent de prévenir l’apparition d’un cancer ou du moins d’en limiter les risques. On ne peut pas maîtriser tous les facteurs de risque et le risque zéro n’existe pas, mais il est possible d’agir sur certains d’entre eux pour préserver sa santé et celle de ses proches, en leur dispensant de bons conseils et en les encourageant à rompre avec des habitudes néfastes pour leur santé.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence dédiée au cancer, a élaboré un “Code européen contre le cancer” qui liste 12 façons de réduire son risque de cancer :

1. Ne pas consommer de tabac.
2. Préserver son cadre de vie du tabac.
3. Garder un poids de forme.
4. Avoir une activité physique régulière et éviter la sédentarité.
5. Adopter une alimentation saine.
6. Limiter la consommation d’alcool.
7. Ne pas s’exposer excessivement au soleil.
8. Suivre les consignes de sécurité sur son lieu de travail.
9. Savoir si son domicile est exposé au radon.
10. Pour les femmes, allaiter son nouveau-né et limiter les traitements hormonaux.
11. Faire vacciner ses enfants contre l’hépatite B et les papillomavirus.
12. Participer aux programmes de dépistages organisés.

S’il n’existe pas de garanties contre le cancer, il demeure possible d’en limiter les risques.


SOURCES

OMS :

  • https://www.who.int/cancer/prevention/fr/

INCa :

  • https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Reduire-les-risques-de-cancer
  • https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Reduire-les-risques-de-cancer/Comment-prevenir-au-mieux-les-cancers/Cancer-des-causes-multiples

Lancet :

  • https://www.thelancet.com/journals/lanpub/article/PIIS2468-2667(18)30183-X/fulltext#%20

Fondation ARC :

  • https://www.fondation-arc.org/cancer/facteurs-risque-cancer

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