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En phase de récidive

Des solutions alternatives aux traitements classiques

Un cancer sur deux est aujourd’hui guéri par les traitements dits “classiques” en cancérologie (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie). Mais lorsqu’ils s’avèrent insuffisants ou en cas de récidive, il est parfois possible de recourir à des thérapies ciblées et des immunothérapies.

Thérapies ciblées et immunothérapies

Une thérapie ciblée est un traitement personnalisé selon les caractéristiques du patient et son type de tumeur. On parle de “médecine de précision”. Les thérapies ciblées parviennent à s’attaquer aux seules cellules malignes. Elles bloquent leur croissance ou la propagation de métastases en intervenant sur les anomalies des cellules cancéreuses ou sur leurs mécanismes de croissance, comme la création de vaisseaux sanguins spécifiques.

De leur côté, les immunothérapies agissent sur le système immunitaire en le rendant apte à attaquer les cellules cancéreuses. Elles coupent la transmission utilisée par ces dernières avec les cellules immunitaires (les lymphocytes T) pour leurrer le système immunitaire. Vous entendrez ainsi parler d’inhibiteurs de points de contrôles (ou de “checkpoints”) : thérapies anti-PDL1, anti-PD1, ou anti-CTL4. Les immunothérapies agissent donc également sur des cibles précises. De nombreuses études portent sur d’autres immunothérapies, les CAR-T cells, consistant à modifier en laboratoire les lymphocytes T du patient pour les rendre capables de traquer les cellules cancéreuses. Ces avancées ont été présentées et partagées lors du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), en juin 2019.

L’Institut national du cancer indique l’existence de 51 traitements disponibles dans 19 types de cancer, dont 8 parmi les plus fréquents (cancers du sein, colorectal, du poumon, du pancréas, du rein, des voies aérodigestives supérieures, mélanome de la peau et cancer du foie). Parmi ces traitements, 47 étaient des thérapies ciblées et 4 étaient des immunothérapies spécifiques au mélanome, au cancer du poumon non à petites cellules, au cancer du rein et à la leucémie aiguë lymphoblastique.

Certains traitements sont prescrits selon les critères cliniques classiques tels que la localisation tumorale, le stade de la maladie, les traitements précédents… Leur efficacité est susceptible de beaucoup varier d’un patient à l’autre. Les autres traitements ciblés ne seront prescrits qu’à des patients bien identifiés grâce à un test moléculaire réalisé sur un échantillon de tumeur ou à partir d’un prélèvement sanguin. On dit alors que leur prescription est conditionnée par ce “biomarqueur”. Il faut compter deux à trois semaines pour avoir les résultats de ces tests.

Si un tel traitement est en cours de développement, mais n’est pas encore disponible (il n’a pas encore d’autorisation de mise sur le marché, AMM), le patient peut parfois se le voir proposer, soit via une autorisation temporaire d’utilisation (ATU), soit en intégrant un essai clinique.


SOURCES

Fondation ARC :

Haute autorité de santé (HAS) :

Institut national du cancer (INCa) :

La Ligue contre le cancer :

Pages consultées le 12/09/2019

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