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En prévention

Les facteurs de risque

On ne connait pas toutes les causes précises des cancers, mais certains critères ont été identifiés comme favorisant leur développement. Ces facteurs de risque n’entraînent pas forcément automatiquement un cancer, mais augmentent fortement le risque qu’il apparaisse.

Mon comportement

Un certain nombre de ces facteurs de risque sont liés à notre mode de vie :

Ainsi, le tabac est la première cause de cancer évitable. Chaque année en France, il est responsable de 75.000 morts, dont 45.000 par cancer. Il est la cause directe ou un facteur de risque pour de nombreux types de cancer. Il est responsable du développement de 80% des cancers du poumon, 70% des cancers de la sphère ORL et 35% des cancers de la vessie. Il est impliqué dans 17 localisations différentes de cancer : cancers du foie, du pancréas, de l’estomac, du rein, du col de l’utérus, du sein, du côlon-rectum, de l’ovaire et certaines leucémies.
La fumée du tabac contient 7.000 substances chimiques : 70 d’entre elles sont cancérigènes, c’est-à-dire qu’elles sont capables de provoquer un cancer. Cette fumée est inhalée par la personne qui fume, mais aussi par celles qui l’entourent : on parle de tabagisme passif. Chaque année en France, 1.100 décès sont attribués au tabagisme passif dont 150 par cancer du poumon. Toutes les manières de consommer du tabac présentent un risque (cigarette, cigare, chicha, pipe…). Une moindre teneur en goudron ou en nicotine ne rend pas un produit moins dangereux. Le risque dépend du nombre de cigarettes fumées, mais surtout de la durée pendant laquelle une personne aura fumé.

L’alcool constitue la deuxième cause de cancer évitable : chaque année en France, 28.000 nouveaux cas de cancer et 16.000 décès par cancer lui sont attribuables. L’alcool est impliqué dans l’apparition de cancers du sein (plus de 8.000 cas par an), du côlon et du rectum (plus de 6.600 cas par an), de la sphère ORL, du foie et de l’estomac.
L’organisme transforme en substances favorisant le développement des cancers l’éthanol contenu dans les boissons alcoolisées. Le risque de développer un cancer augmente à partir d’un verre par jour et son augmentation est proportionnelle à la quantité d’alcool consommée. Toute consommation régulière, même si la quantité est faible, constitue un risque. Il est à noter que cela concerne tous les types de boisson alcoolisée, bière, vin, alcool fort. C’est la quantité d’alcool “pur” qui importe, or, tous les verres servis dans les bars contiennent la même, quel que soit l’alcool.

L’association du tabac et de l’alcool démultiplie le risque de cancer, en particulier ceux de la sphère ORL. Ainsi, une forte consommation quotidienne de cigarettes et de boissons alcoolisées multiplie le risque de cancer de la sphère ORL par 45.

L’indice de masse corporelle (IMC ; votre poids en kilos divisé par votre taille en mètre au carré) permet de déterminer si une personne est en surpoids. Compris entre 18 et 25, il est considéré comme normal. A partir de 25 on parle de surpoids et d’obésité au-delà de 30. Les personnes en surpoids ou obèses produisent plus certaines hormones qui favoriseraient l’apparition du cancer. Le surpoids peut favoriser l’apparition d’un cancer colorectal, du foie, de la sphère ORL, du sein (après la ménopause), de la vésicule biliaire, du pancréas, du rein, de l’endomètre (paroi interne de l’utérus), de l’ovaire, de la prostate et de l’estomac.

La principale cause connue des cancers cutanés est l’exposition solaire excessive, notamment lorsqu’elle survient de façon répétée et au cours des 20 premières années de vie. Le fait d’avoir vécu dans un pays à fort ensoleillement, particulièrement dans l’enfance, est un facteur de risque de cancers de la peau. Les UV artificiels (cabines de bronzage) sont aussi dangereux que les UV solaires et ne préparent pas la peau au soleil. Leur usage est interdit avant 18 ans. Il est recommandé de ne pas s’exposer au soleil en milieu de journée, de renouveler l’application d’une crème solaire de fort indice toutes les deux heures, de rechercher l’ombre et de se couvrir.

Différents virus ou bactéries sont impliqués dans l’apparition de certains cancers. Ainsi, les papillomavirus humains (HPV) sont responsables de cancers du col de l’utérus, mais également de cancers de l’anus et du pénis, ainsi que de certains cancers de la sphère ORL. La bactérie Helicobacter pylori est mise en cause dans la majorité des cancers de l’estomac. Les virus de l’hépatite B (VHB) et de l’hépatite C (VHC) sont associés dans un cas sur trois à la survenue d’un cancer du foie. Ces quatre agents infectieux sont les plus fréquents et trois d’entre eux peuvent faire l’objet de mesures de prévention. Par ailleurs, les personnes atteintes du virus du sida (VIH) ont un risque accru de développer certains cancers : sarcome de Kaposi, cancer du col de l’utérus, lymphomes, cancers du poumon, du foie…

Enfin, certains médicaments, hormonaux notamment, augmentent ou sont soupçonnés d’augmenter les risques de certains cancers ou au contraire de les réduire. La prescription d’un traitement tient compte de cela et des bénéfices attendus pour le patient, on parle de balance bénéfices/risques et le médecin l’expliquera au moment de la prescription.


SOURCES

OMS :

INCa :

Lancet :

Fondation ARC :

FR-NON-00134