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Hanane, concernée par un cancer du sein

Garder à l’esprit qu’il faut avancer !



Présentez-vous brièvement ?

Bonjour, moi c’est Hanane. Aujourd’hui, j’ai 45 ans, et j’ai deux petites de 8 ans et demi.

Comment avez-vous découvert votre maladie ?

Mon premier cancer du sein, je l’ai découvert en tirant mon lait. Mes petites étaient très petites, elles avaient deux mois. C’est à ce moment-là, que j’ai découvert une petite grosseur tout en haut et à partir de là, ça a enchainé la boucle : biopsie, après l’annonce de la maladie et le protocole.

Quand j’ai appris ça, j’ai pris ça comme une gifle, car mes filles avaient deux mois et demi et franchement j’étais l’action – réaction. Je disais « on fait quoi », « on va où » ? J’étais dans l’action surtout, je n’ai même pas été choquée car je ne pensais qu’à mes filles.

Qu’est-ce qui vous a le plus et le moins aidé dans votre parcours ?

Le plus, et bien mes filles, mes amis, ma famille, l’association à laquelle j’ai adhéré qui aide les personnes avec cette pathologie. On y fait beaucoup d’activités : aquagym, art-thérapie, modelage… Ça, ça m’a beaucoup aidée car ça m’a permis de sortir du quotidien. Comme mes copines de chimio, parce que je me suis fait des copines au premier cancer et du coup elles étaient là pour moi pour la récidive. D’avoir des projets à court terme et à moyen terme et le fait de rester dans l’action et d’avoir des sas de décompression, d’avoir un exutoire. Voilà !

Le moins aidée ? C’est compliqué ça ! De gérer le quotidien en fait, parce que c’est fatiguant. La maladie elle est épuisante quand même. Voilà, il n’y a pas grand-chose à dire par rapport à ça.

Quels conseils donneriez-vous aux autres patients ?

Déjà d’être entouré si c’est possible, d’avoir un exutoire, d’adhérer à une association parce qu’elles sont quand même à notre écoute, de parler de ses angoisses, du stress que ça peut générer au niveau des hôpitaux parce que ce n’est pas évident de parler tout le temps hôpitaux, maladie…

Il faut s’écouter aussi, quand on n’a pas envie – on n’a pas envie ; d’arrêter d’être multi-tâches – parce que les femmes on est souvent à penser à ci, à ça et c’est épuisant…

De sortir, d’avoir des activités qu’elles quelles soient, ne pas rester enfermé à la maison et rester dans l’action. Je vous le dis, il faut garder cette ligne de conduite – après, c’est sûr qu’on est fatigué, il y a des moments où il faut se reposer, mais garder à l’esprit qu’il faut avancer !

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