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En prévention

La prévention en pratique

S’il est impossible de rajeunir (le risque de cancer augmente avec l’âge) ou d’éliminer totalement le risque de cancer, nos comportements peuvent nous permettre de le réduire considérablement.

Mon hygiène de vie

L’un des premiers moyens de prévention du cancer est de ne pas fumer ou d’arrêter, même si vous avez fumé de longues années, il n’est jamais trop tard ! S’il est possible de se sevrer du tabac seul, un accompagnement est bénéfique : un fumeur aurait 80% de chances de plus d’arrêter s’il bénéficie de l’aide d’un professionnel de santé. Pour obtenir les coordonnées des consultations d’aide à l’arrêt ou le soutien d’un médecin spécialisé dans l’addiction au tabac (tabacologue), vous pouvez contacter Tabac Info Service au 39 89 ou sur www.tabac-info-service.fr. Des substituts nicotiniques sous différentes formes (patchs, chewing-gums, pastilles…) pourront atténuer les symptômes dus au sevrage en nicotine. Eux aussi augmentent les chances d’arrêt du tabac. Prescrits par un professionnel de santé, ils sont désormais remboursés. L’usage de la cigarette électronique est controversé et ses effets à long terme sur la santé demeurent inconnus. Toutefois, les autorités françaises estiment qu’elle peut aider au sevrage et réduit les principaux risques liés au tabagisme.

Concernant l’alcool, une consommation maximum de deux verres par jour et pas tous les jours est recommandée. Pour réduire ou arrêter sa consommation d’alcool, il est possible d’obtenir de l’aide auprès de son médecin traitant ou d’un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) qui propose gratuitement un soutien et/ou un suivi individuel. Le service Alcool Info Service dispense écoute et soutien sur internet (http://www.alcool-info-service.fr/) et par téléphone au 0980 980 930. Enfin, il est possible d’assister aux réunions des Alcooliques Anonymes (AA) ; les informations s’obtiennent sur leur site internet (https://www.alcooliques-anonymes.fr/) ou par téléphone (09 69 39 40 20).

La pratique régulière d’une activité physique contribue à réduire le risque de développer un cancer du côlon, du sein et de l’endomètre. Il est recommandé de pratiquer quotidiennement au moins 30 minutes d’activité physique d’intensité modérée. C’est la régularité qui importe. L’exercice physique contribue aussi à limiter la prise de poids, autre facteur de risque de cancers.

Pour prévenir le surpoids, outre l’activité physique, mieux vaut restreindre les activités sédentaires (ordinateur, télévision…). Il est également conseillé de limiter, en quantité et en fréquence, les aliments trop riches en graisses et/ou en sucres et de privilégier les moins caloriques, comme les fruits et les légumes. Enfin, la surveillance du poids doit être régulière, au moins une fois par mois. Un adulte en surpoids, obèse ou qui prend du poids de manière rapide et importante, peut en parler avec son médecin afin de bénéficier d’un accompagnement pour perdre du poids et, si nécessaire, d’une prise en charge diététique.

Dans le cancer, l’alimentation a un double rôle. Certains aliments constituent un facteur de risque lorsqu’ils sont consommés en excès. C’est le cas des boissons alcoolisées, des viandes rouges, des charcuteries et du sel. D’autres ont, au contraire, un rôle “protecteur” de par leur richesse en fibres, vitamines et minéraux, mais aussi parce qu’ils sont peu caloriques. On peut citer en exemple les céréales complètes, les fruits, les légumes et les légumes secs. Ainsi, la consommation de fruits et légumes est associée à une réduction du risque de cancers de la sphère ORL, du poumon, de l’estomac et du côlon. Les autorités françaises recommandent une consommation quotidienne de 5 fruits et légumes. Pour équilibrer son alimentation, le site “Manger Bouger” est une mine d’informations (https://www.mangerbouger.fr/).

S’il est difficile, à l’échelle individuelle, de réduire la pollution atmosphérique, nous pouvons limiter celle de l‘air intérieur en aérant. Il faut particulièrement le faire pendant et après des travaux et activités de bricolage ou de nettoyage, après une douche ou un bain, pendant ou après avoir cuisiné, pendant le séchage du linge, pendant le stockage, le montage et l’installation de nouveaux meubles. Par ailleurs, les VMC (ventilation mécanique contrôlée), qui participent à cette aération, doivent être régulièrement nettoyées.

Concernant les infections, il est possible de limiter le risque en évitant les comportements sexuels à risque pour limiter une contamination par le VIH, par exemple, en se faisant dépister pour être traité précocement (Helicobacter pylori ou VHC en particulier) et en se vaccinant. On peut ainsi être vacciné contre le VHB, mais aussi contre les souches de papillomavirus responsables de la plupart des cancers du col de l’utérus. C’est le premier vaccin en prévention du cancer et les pays où le taux de personnes vaccinées est le plus important, comme l’Australie, ont vu le nombre de cas de cancer du col de l’utérus considérablement réduit. Ces pays peuvent même espérer éradiquer la maladie.

Dans le cas du cancer du col de l’utérus, outre la vaccination, un dépistage régulier est recommandé.


SOURCES

OMS :

INCa :

Lancet :

Fondation ARC :

FR-NON-00134