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Mon cancer de la vessie

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Mon quotidien

Vivre sans vessie

Après l’ablation de la vessie, les urines émises par les reins et les uretères n’ont plus de réservoir naturel. Il est alors possible de reconstituer une vessie artificielle (néo-vessie) à partir d’un morceau d’intestin et de la raccorder aux uretères et à l’urètre. Cette opération n’est possible que si l’urètre peut être conservé. Elle est généralement réservée aux hommes et permet d’uriner par les voies naturelles. Un apprentissage de quelques semaines permet de contrôler les besoins d’uriner et d’éviter les fuites. À long terme, 80% des patients peuvent retenir leurs urines sans problème, à condition de penser à uriner toutes les 4 à 5 heures. Il est conseillé de boire au moins 1,5 L d’eau par jour pour éviter les infections et les calculs.

Lorsque l’urètre a dû être retiré, il n’est plus possible d’uriner par les voies naturelles : l’urine doit être évacuée par un orifice créé à travers la peau, appelé urostomie. Il existe deux types principaux d’urostomie :

Un soutien technique et psychologique dès la phase préopératoire, et à long terme, favorise une meilleure adaptation à l’urostomie, qui peut être perçue comme une perte de l’intégrité corporelle et nourrir un sentiment de dévalorisation.

Des infirmiers vont guider les patients dans un apprentissage progressif des gestes de l’auto-sondage, du changement de poche, et des soins quotidiens d’hygiène. Au retour à domicile, le patient pourra prendre confiance en son appareillage et dans sa capacité à effectuer ces gestes seul. A toutes les étapes, garder le contact avec l’équipe de soins permet d’évoquer ses préoccupations, ses craintes et de recevoir des conseils pour pallier les problèmes de matériel ou cutanés, pour gérer la reprise du travail et des loisirs, les difficultés psychologiques, la pratique d’un sport. Bien gérée et bien acceptée, une urostomie n’empêche aucune activité, ni professionnelle, ni sportive. Si les sports où le contact physique est important, comme le rugby ou le judo, sont plutôt déconseillés, il est possible de se baigner en mer comme en piscine en prenant certaines précautions.


SOURCES

AMELI :

Cancer et Environnement (Centre Léon Bérard)

CHU Henri Mondor :

InfoCancer :

Institut Curie :

Institut national du cancer (INCa) :

Fondation ARC :

Sources consultées le 12/11/2019

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