Mon cancer de la vessie

Un couple de personnes âgées, concerné par le cancer de la vessie.

Diagnostiqué en moyenne chez des patients de 70 ans, le cancer de la vessie touche plus souvent les hommes que les femmes. Son principal facteur de risque est le tabac et son développement entraine peu de symptômes. C’est la seconde forme de cancer de l’appareil urinaire la plus diagnostiquée, après la prostate.

Comprendre mon cancer

Les mécanismes

La vessie est un organe situé dans le pelvis au-dessus de la prostate chez l’homme et sous l’utérus chez la femme. Les urines produites par les reins, sont amenées par deux canaux (uretères) pour être stockées dans la vessie. La vessie est constituée d’une paroi flexible et de tissus musculaires qui peuvent se contracter ou se distendre selon les besoins et la quantité d’urine contenue.

Quand des cellules cancéreuses apparaissent et se développent dans la vessie, c’est le plus souvent dans le tissu qui constitue la paroi interne. Il existe deux types de cancer de la vessie. Le cancer appelé “superficiel” et le cancer dit “infiltrant“. Ces appellations correspondent aux modalités de développement des cellules cancéreuses. Soit les cellules cancéreuses restent dans le tissu “superficiel” de la paroi interne, soit elles évoluent en profondeur vers les tissus musculaires de la vessie, puis peuvent pénétrer les couches plus profondes vers les organes proches de la vessie. Les cancers infiltrants peuvent aussi se propager vers les ganglions ou former des métastases (tumeurs secondaires) dans d’autres parties du corps. Les organes les plus souvent touchés par des métastases d’un cancer de la vessie sont les poumons, le foie et les os.

Le stade correspond au degré de propagation du cancer :

  • la taille et l’infiltration de la tumeur ;
  • l’atteinte ou non des ganglions lymphatiques, le nombre et leur emplacement ;
  • la présence ou non de métastases.

Chaque cancer est décrit par son stade et son grade, évalué selon les résultats d’examens cliniques et radiologiques et de l’analyse microscopique de la tumeur. Le grade correspond au degré d’agressivité du cancer : caractéristiques morphologiques des cellules cancéreuses plus ou moins proches de cellules normales et vitesse à laquelle les cellules se divisent. Plus les cellules ont une morphologie éloignée des cellules normales et plus elles se divisent rapidement, plus le cancer est agressif et susceptible de propager.

Les facteurs de risque 

Il n’y a pas de cause réelle directe au cancer de la vessie, mais il existe des facteurs de risques qui peuvent favoriser son développement.

  • Le tabac est certainement le facteur de risque le plus important. Il serait la cause de plus d’un cancer de la vessie sur deux. Les composés toxiques du tabac sont éliminés par les reins dans les urines, via la vessie.
  • Certaines substances ou certains produits chimiques utilisés dans un cadre professionnel peuvent augmenter le risque de cancer de la vessie. Il s’agit des amines aromatiques, substances employées dans les industries chimiques, du textile, du caoutchouc et d’autres composants comme le goudron. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont des polluants polluant que l’on trouve dans l’air (fumée du tabac et gaz d’échappement des véhicules), l’eau ou les aliments et qui peut augmenter le risque de cancer de la vessie. Dans ce cadre, le cancer de la vessie peut être considéré comme une maladie professionnelle.
  • Les infections urinaires (cystites) répétées et insuffisamment soignées peuvent également augmenter le risque.
  • La bilharziose, une infection par un ver parasite surtout présente en zones tropicales et subtropicales, présente également des risques de développement d’un cancer de la vessie.
  • Certains traitements contre la douleur, de chimiothérapie ou une précédente radiothérapie du bassin constituent des facteurs de risque. La recherche travaille à déterminer leur impact.
  • Certaines substances contenues naturellement dans l’eau de certaines régions sont incriminées : arsenic et trihalométhanes. Pour l’arsenic, le risque de cancer de la vessie augmente si la quantité quotidienne ingérée est supérieure à 80 microgrammes.
  • D’autres produits sont soupçonnés de favoriser l’apparition d’un cancer de la vessie : consommation régulière de saccharine et les teintures pour cheveux.

Il n’y a pas de campagne nationale de dépistage comme pour d’autres cancers. Lors de consultations de médecine du travail, l’analyse des urines comprend la recherche de sang. Si du sang est détecté dans vos urines, le médecin du travail vous demandera alors de consulter rapidement votre médecin traitant et de lui en faire part. Dans tous les cas, la présence de sang dans les urines et les causes éventuelles seront confirmées par un examen cytobactériologique des urines (ECBU).

Les symptômes

Le cancer de la vessie peut commencer à se développer sans aucun symptôme. Le principal et premier symptôme qui apparait est la présence de sang dans les urines (hématurie). Celle-ci est plus ou moins importante et plus ou moins visible. Le saignement survient le plus souvent à la fin du jet, on parle alors d’hématurie terminale. Découvert lors d’une analyse d’urine ou suspecté en urinant, le sang dans les urines est un motif de consultation.

D’autres symptômes sont associés aux saignements :

  • sensations de brûlures au moment d’uriner ;
  • besoin d’uriner plus fréquemment dans la journée et la nuit ;
  • impression de ne pas avoir vidé complètement sa vessie après avoir uriné ;
  • difficultés à uriner ;
  • besoins urgents d’uriner ;
  • spasmes de la vessie ;
  • douleur dans le bas du ventre ou du dos.

Ces symptômes doivent pousser une personne qui fume ou a fumé, ou qui a été exposée à des substances toxiques à consulter. En cas de suspicion d’un cancer de la vessie, plusieurs examens peuvent être réalisés pour confirmer ou au contraire écarter le diagnostic.

L’examen initial est un examen clinique qui consiste en un toucher rectal, associé à un toucher vaginal chez la femme, afin de rechercher des anomalies au niveau de la vessie. Cet examen est réalisé par le médecin……Ces examens peuvent être normaux si la tumeur est peu développée. Un ECBU (examen cytobactériologique des urines) est réalisé afin de détecter les bactéries responsables de l’infection urinaire ou de l’hématurie (présence de sang dans les urines). La cytologie urinaire, elle, consiste à rechercher d’éventuelles cellules cancéreuses dans les urines. Cet examen est cependant plus efficace dans la détection de tumeur de grade élevé. L’échographie permet de détecter d’éventuelles anomalies en observant l’appareil urinaire (vessie, rein et uretères) mais implique que le patient ait bu une quantité suffisante d’eau pour que la vessie soit pleine. Enfin, la cytoscopie permet d’inspecter l’intérieur de la vessie à l’aide d’une petite sonde souple, munie d’un système optique, introduite par l’urètre. Le médecin peut alors plus facilement étudier les éventuelles anomalies et décider, si nécessaire, d’effectuer un prélèvement d’échantillon de tissus pour analyse. C’est cette biopsie qui permet de poser le diagnostic d’un cancer.

Les chiffres

L’âge moyen au diagnostic est de 70 ans. Il touche majoritairement les hommes (81% des nouveaux cas en France en 2018) et les personnes âgées de plus de 50 ans.  Environ 13000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en 2018. C’est le 7e cancer le plus fréquent en France. Plus de 50% des cancers de la vessie chez l’homme et 40% chez la femme sont dus au tabac. En 2018, 5 335 décès étaient imputables à cette maladie, dont 77% chez l’homme.

Agir pour me soigner

La chirurgie est le principal traitement du cancer de la vessie, mais de nouveaux traitements ont récemment apporté la preuve de leur efficacité dans ce type de cancer. La chirurgie peut être partielle en cas de cancer non invasif ou impliquer l’ablation complète de la vessie voire de l’urètre. Le rétablissement urinaire comporte la création d’une vessie artificielle qui nécessite apprentissage technique et acceptation psychologique.

Les traitements

Le traitement d’un cancer de la vessie dépend de son grade et de la présence éventuelle de métastases. La chirurgie est le principal traitement du cancer de la vessie, en l’absence de métastases. Elle peut être suivie d’une immunothérapie ou chimiothérapie localisée au niveau de la vessie. Une chimiothérapie générale et/ou une radiothérapie viennent parfois compléter le traitement chirurgical. S’il existe des métastases à distance de la vessie, le principal traitement est la chimiothérapie.

La chirurgie

Il existe plusieurs types d’opérations en fonction du stade de la tumeur. Lors de la cystoscopie réalisée pour faire le diagnostic (voir plus haut), le chirurgien va observer la tumeur grâce à la caméra du cystoscope, qui passe par l’urètre pour atteindre la vessie. Si la tumeur semble limitée, il va retirer la tumeur avec un peu de muscle pour voir s’il est atteint par le cancer à l’aide des micro-instruments qui passent dans le cystoscope. C’est ce que l’on appelle la Résection TransUréthrale de Vessie (RTUV). À la fin de l’intervention, une sonde urinaire est mise en place pour un à deux jours afin de drainer et laver la vessie. L’hospitalisation dure deux à quatre jours. Les tissus ainsi retirés sont examinés au microscope, afin de déterminer si les cellules cancéreuses sont limitées à la muqueuse, c’est-à-dire la première couche de la paroi de la vessie, ou si elles atteignent aussi le muscle.

Si la tumeur est limitée à la muqueuse (cancer non infiltrant), la RTUV est complétée par des instillations de médicaments de chimiothérapie ou immunothérapies dans la vessie, c’est-à-dire leur introduction au goutte à goutte grâce à une sonde. Si l’examen microscopique révèle que des cellules cancéreuses ont envahi le muscle (cancer infiltrant), une seconde opération est réalisée pour enlever soit une partie, soit la totalité de la vessie (cystectomie partielle ou totale), ainsi que les ganglions situés à proximité. Les ganglions prélevés sont analysés immédiatement. S’ils contiennent des cellules tumorales, l’intervention est parfois suspendue et le patient orienté vers un traitement par chimiothérapie. Si aucune cellule cancéreuse n’est détectée dans les ganglions, l’opération se poursuit et le chirurgien retire tout ou partie de la vessie. Si l’examen microscopique révèle que des cellules cancéreuses ont envahi le muscle (cancer infiltrant), une seconde opération est réalisée pour enlever soit une partie, soit la totalité de la vessie (cystectomie partielle ou totale), ainsi que les ganglions situés à proximité. Les ganglions prélevés sont analysés immédiatement. S’ils contiennent des cellules tumorales, l’intervention est parfois suspendue et le patient orienté vers un traitement par chimiothérapie. Si aucune cellule cancéreuse n’est détectée dans les ganglions, l’opération se poursuit et le chirurgien retire tout ou partie de la vessie. Selon les cas, l’ablation de la vessie sera ou non complétée d’une chimiothérapie et/ou d’une radiothérapie.

Les instillations dans la vessie

Une RTUV peut être suivie d’un traitement local par instillation d’un médicament de chimiothérapie et/ou d’un médicament visant à stimuler votre immunité naturelle afin de détruire les cellules cancéreuses s’il en reste (immunothérapie par le vaccin contre la tuberculose, le BCG). Les instillations dans la vessie avec médicament de chimiothérapie ou immunothérapie par BCG ne sont possibles que pour les tumeurs n’infiltrant pas le muscle. Il est conseillé de diminuer les boissons à partir de la veille. Une sonde est introduite dans la vessie par l’urètre. Le produit est alors instillé dans la vessie, puis la sonde est aussitôt retirée et il est nécessaire de s’abstenir de boire et d’uriner pendant 2 heures afin de conserver le produit dans la vessie et ainsi favoriser son action. L’instillation de chimiothérapie locale commence de préférence dans les 6 premières heures et au plus tard dans les 24 heures qui suivent l’opération. Selon les cas, d’autres instillations peuvent être prévues après 4 à 6 semaines, une fois votre vessie cicatrisée, à raison d’une fois par semaine pendant 8 semaines consécutives.

L’immunothérapie par instillation commence après la cicatrisation de la vessie. Elle comporte plusieurs instillations séparées par des intervalles de durée variable. La plupart des patients supportent bien ces instillations, mais dans certains cas, il est possible de ressentir des effets indésirables, tels que :

  • une inflammation de la vessie (cystite) ou une réaction allergique de la peau (au niveau de la zone qui a été en contact avec le produit ou à distance) pour les instillations de chimiothérapie ;
  • de fréquentes envies d’uriner (pollakiurie), du sang dans les urines (hématurie), une difficulté à évacuer complètement les urines de votre vessie (dysurie), des fuites urinaires, des douleurs dans le bas-ventre ou dans le bas du dos, ou encore de la fièvre et des courbatures pour les instillations d’immunothérapie.

Si vous présentez ces signes lors de vos traitements, prévenez d’urgence votre équipe médicale afin d’être pris en charge rapidement.

La chimiothérapie

La chimiothérapie est un traitement général qui permet de ralentir, voire d’arrêter le développement des cellules cancéreuses :

  • avant la chirurgie, pour diminuer la taille de la tumeur et la rendre opérable ;
  • après la chirurgie, en complément de celle-ci, afin d’éliminer les éventuelles cellules cancéreuses restantes, qui n’auraient pas pu être retirées lors de la chirurgie, ou si des cellules ont été retrouvées dans les ganglions ou autour de la vessie. La chirurgie permet également de réduire le risque de récidive après l’opération ;
  • si l’ablation de la vessie n’est pas indiquée ou n’est pas souhaitée, une radio-chimiothérapie associant chimiothérapie et radiothérapie peut être proposée, afin de ralentir, voire d’arrêter, la progression de la maladie.

Le traitement se déroule généralement en 4 cures successives à raison d’une cure toutes les 3 à 4 semaines. Chaque cure est suivie d’une période de repos. La durée totale du traitement est variable. La chimiothérapie est effectuée par perfusion, soit lors d’une courte hospitalisation, soit en hospitalisation de jour (1 seule journée ou demi-journée).

Les effets indésirables de la chimiothérapie sont fréquents, mais ils ne se manifestent pas forcément tous et diffèrent selon les patients :

  • nausées, vomissements, perte d’appétit, diarrhée ;
  • engourdissement, fourmillements ou picotements dans les doigts ou les orteils, qui peuvent être douloureux ;
  • troubles de l’audition ;
  • baisse des plaquettes, des globules rouges ou des globules blancs dans le sang ;
  • aphtes, rougeurs, douleurs dans la bouche ;
  • chute des cheveux ;
  • fatigue.

La radiothérapie

La radiothérapie consiste à irradier à l’aide de rayons X la zone tumorale, afin de détruire les cellules cancéreuses. Elle peut être proposée en complément de la chimiothérapie, au niveau des tumeurs non opérables et/ou des métastases éventuelles. Les séances de radiothérapie sont programmées cinq jours par semaine, sur plusieurs semaines. Chaque séance dure une dizaine de minutes. Les séances de radiothérapie peuvent entraîner l’apparition de certains effets secondaires indésirables, qui varient selon la zone traitée, la dose de rayon délivrée et la sensibilité du patient. Ils peuvent être immédiats, tels que :

  • une rougeur de la peau semblable à un coup de soleil (érythème cutané) ;
  • une inflammation de la vessie (cystite radique), qui se manifeste par l’envie fréquente d’uriner (pollakiurie) et/ou des envies irrésistibles d’uriner (impériosités);
  • des douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunies) ;
  • des troubles digestifs apparaissent parfois, avec une inflammation du rectum qui peut provoquer des diarrhées et des faux besoins d’aller à la selle.

Ou tardifs, c’est-à-dire, survenir jusqu’à plusieurs mois après la fin des traitements, comme :

  • des envies fréquentes (pollakiurie) ou irrésistibles d’uriner et/ou des saignements dans les urines (hématuries), qui pourraient traduire une inflammation de la vessie inflammation de la vessie. Des examens complémentaires pourront être effectués pour s’assurer que ces signes ne sont pas liés à une réapparition du cancer ;
  • une inflammation de l’intestin grêle qui peut induire des diarrhées ;
  • une inflammation du rectum qui peut se manifester par des saignements ou des douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunies) ;
  • une diminution de la taille de la vessie, qui peut nécessiter son ablation.

En aucun cas, ces informations ne peuvent remplacer les choix thérapeutiques faits par votre médecin.

Mon parcours de soins

Lorsqu’un cancer de la vessie est suspecté, le parcours de soins commence par un bilan : consultation avec un urologue spécialisé, examen des urines à la recherche de cellules cancéreuses (cytologie urinaire), cystoscopie. D’autres examens visent à évaluer l’état général et la capacité du patient à supporter les différents traitements. Ce bilan permet de définir le stade du cancer et de proposer le traitement le mieux adapté. Une fois le bilan terminé, un plan de traitement peut être défini en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) par divers spécialistes en oncologie urinaire (oncologues, radiothérapeutes, urologues, anatomopathologistes…). Il est proposé lors d’une consultation d’annonce et doit faire l’objet d’un accord mutuel avec le patient. Toutes les options thérapeutiques disponibles et pertinentes sont exposées, ainsi que les bénéfices attendus et les effets indésirables potentiels. C’est le moment de demander des précisions et de faire part de vos préoccupations.

Après la phase de traitement initiale, un suivi ou “surveillance” est proposé : consultation avec le médecin spécialiste et cystoscopie si la vessie a pu être conservée, scanner de l’appareil urinaire. La fréquence des examens et la durée de cette surveillance dépendent du stade de la tumeur initiale et du risque de récidive. Elle dure au moins 5 ans et toute la vie pour les fumeurs. D’autres examens d’imagerie peuvent être réalisés en fonction des symptômes. Cette surveillance a pour but de détecter les signes éventuels de récidive pour les traiter rapidement, de prévenir et gérer les effets indésirables liés aux traitements et d’assurer la meilleure qualité de vie possible.

Mon quotidien

Vivre sans vessie

Après l’ablation de la vessie, les urines émises par les reins et les uretères n’ont plus de réservoir naturel. Il est alors possible de reconstituer une vessie artificielle (néo-vessie) à partir d’un morceau d’intestin et de la raccorder aux uretères et à l’urètre. Cette opération n’est possible que si l’urètre peut être conservé. Elle est généralement réservée aux hommes et permet d’uriner par les voies naturelles. Un apprentissage de quelques semaines permet de contrôler les besoins d’uriner et d’éviter les fuites. À long terme, 80% des patients peuvent retenir leurs urines sans problème, à condition de penser à uriner toutes les 4 à 5 heures. Il est conseillé de boire au moins 1,5 L d’eau par jour pour éviter les infections et les calculs.

Lorsque l’urètre a dû être retiré, il n’est plus possible d’uriner par les voies naturelles : l’urine doit être évacuée par un orifice créé à travers la peau, appelé urostomie. Il existe deux types principaux d’urostomie :

  • Lorsque cela est possible, le chirurgien reconstruit une poche interne à partir d’un morceau d’intestin, appelée réservoir de Kock. C’est à peu près la même chose qu’une néo-vessie, mais en l’absence d’urètre, ce réservoir va être relié à la peau par un orifice (stomie) muni d’une valve étanche qui empêche l’urine de s’écouler. Vous devrez apprendre à vider ce réservoir par des auto-sondages réguliers à l’aide d’un fin tuyau introduit par la stomie.
  • Si la construction d’un réservoir n’est pas possible, les uretères sont raccordés à un petit tuyau formé d’un segment d’intestin qui débouche sur l’abdomen par la stomie. En l’absence de réservoir, les urines s’évacuent de façon continue dans une poche collée à la peau autour de la stomie, qu’il faut vider à intervalle régulier.

Un soutien technique et psychologique dès la phase préopératoire, et à long terme, favorise une meilleure adaptation à l’urostomie, qui peut être perçue comme une perte de l’intégrité corporelle et nourrir un sentiment de dévalorisation.

Des infirmiers vont guider les patients dans un apprentissage progressif des gestes de l’auto-sondage, du changement de poche, et des soins quotidiens d’hygiène. Au retour à domicile, le patient pourra prendre confiance en son appareillage et dans sa capacité à effectuer ces gestes seul. A toutes les étapes, garder le contact avec l’équipe de soins permet d’évoquer ses préoccupations, ses craintes et de recevoir des conseils pour pallier les problèmes de matériel ou cutanés, pour gérer la reprise du travail et des loisirs, les difficultés psychologiques, la pratique d’un sport. Bien gérée et bien acceptée, une urostomie n’empêche aucune activité, ni professionnelle, ni sportive. Si les sports où le contact physique est important, comme le rugby ou le judo, sont plutôt déconseillés, il est possible de se baigner en mer comme en piscine en prenant certaines précautions.


SOURCES

AMELI :

  • https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancer-vessie/definition-facteurs-favorisants
  • https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancer-vessie/traitement#text_1962
  • https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancer-vessie/traitement#text_1951
  • https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/cancer-vessie/symptomes-diagnostic

Cancer et Environnement (Centre Léon Bérard)

  • https://www.cancer-environnement.fr/225-Cancer-de-la-vessie.ce.aspx

CHU Henri Mondor :

  • http://urologie-chu-mondor.aphp.fr/_enseignement/Paramedical/urostomie.htm

InfoCancer :

  • http://www.arcagy.org/infocancer/localisations/rein-et-voies-urinaires/cancer-vessie/maladie/avant-propos.html/
  • http://www.arcagy.org/infocancer/localisations/rein-et-voies-urinaires/cancer-vessie/traitements/la-chirurgie.html/

Institut Curie :

  • https://curie.fr/page/les-cancers-urogenitaux

Institut national du cancer (INCa) :

  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Les-points-cles
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Le-diagnostic
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Le-retablissement-urinaire
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Le-suivi
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Les-facteurs-de-risque 
  • https://www.e-cancer.fr/Dictionnaire/R/RCP
  • https://www.e-cancer.fr/Dictionnaire/C/consultation-d-annonce
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Les-traitements-des-cancers-de-la-vessie-infiltrants-non-metastatiques/Un-traitement-par-radiotherapie
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Les-traitements-des-cancers-de-la-vessie-infiltrants-non-metastatiques/Un-traitement-general-par-chimiotherapie
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Les-traitements-des-cancers-de-la-vessie-non-infiltrants/Des-instillations-dans-la-vessie
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Les-traitements-des-cancers-de-la-vessie-infiltrants-non-metastatiques
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Les-traitements-des-cancers-de-la-vessie-infiltrants-non-metastatiques/Une-operation-chirurgicale-pour-enlever-la-vessie
  • https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-vessie/Les-traitements-des-cancers-de-la-vessie-non-infiltrants/La-resection-transuretrale-de-vessie
  • https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Rapport-Volume-1-Tumeurs-solides-Estimations-nationales-de-l-incidence-et-de-la-mortalite-par-cancer-en-France-metropolitaine-entre-1990-et-2018-juillet-2019

Fondation ARC :

  • https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-vessie/traitement-cancer
  • https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-vessie/symptomes-diagnostic-cancer
  • https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-vessie/facteurs-risque-cancer

Sources consultées le 12/11/2019

FR-NON-00170

Top

Mieux vivre mon cancer

picto articles
Articles

Cancer et coronavirus : que faut-il savoir ?

Femme cancer se pose des questions sur l'épidémie du coronavirus
  • aider_un_proche
  • cancer
  • parcours_de_soins
  • traitement
  • traitements

Comment fut découverte l’immunothérapie anticancéreuse ?

Immunothérapie anticancéreuse découverte recherche
  • cancer
  • immunotherapie
  • recherche
  • traitement
  • traitements

Comment la prise en charge du cancer a-t-elle évolué?

traitements cancer évolution
  • cancer
  • chimiothérapie
  • chirurgie
  • immunothe
  • radiothérapie
  • recherch
  • thérapie_ciblée
  • traitements

Quelles sont les perspectives de l’immunothérapie ?

Chercheuse cancer immunothérapie cancer
  • cancer
  • immunotherapie
  • recherche
  • traitement

Quelles sont les caractéristiques de l’immunothérapie ?

  • cancer
  • immunotherapie
  • recherche
  • traitement

Quels sont les effets indésirables de l’immunothérapie ?

  • cancer
  • effets_indésirables
  • effets_secondaires
  • immunotherapie
  • traitement